Les charges des petits commerces totalement annulées ?

52 %
La TVA représente 52% des recettes fiscales de l'Etat.

Les petits commerçants s’inquiétaient : s’ils avaient bénéficié, jusqu’à présent, d’un simple report des charges, ça signifiait qu’ils allaient bien devoir les payer. Certes, en retard, mais les payer quand même. Avec une trésorerie détruite et une reprise économique qui s’annonce longue et compliquée, voilà qui aurait pu causer de nombreuses faillites dans les mois à venir.

Le gouvernement pourrait bien avoir entendu ce énième appel de détresse.

Une suppression des charges… mais uniquement ciblée

Selon le journal Les Echos, qui dévoile l’information le 4 mai 2020, le gouvernement aurait dans ses cartons une annulation pure et simple des charges qui ont été reportées pour les petits commerçants. Uniquement pour eux, d’ailleurs, et même pas pour tous : les critères, selon les informations du quotidien, sont précis.

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, aurait en effet l’intention de supprimer tout simplement les charges des petites entreprises de moins de 10 salariés… si et seulement si elles ont été contraintes de fermer administrativement du fait du Covid-19 et du confinement qui s’en est suivi.

En somme, une mesure taillée pour les petits commerces indépendants : les enseignes n’en bénéficieraient pas, tout comme en sont exclues toutes les entreprises qui n’ont pas été contraintes de fermer administrativement, mais qui ont fermé par manque d’activité. Et bien évidemment, les commerces alimentaires ne sont pas concernés non plus.

Trois mois de charges en moins… et autant de pertes pour l’État

En ciblant seulement quelques entreprises, en particulier les plus fragiles, le gouvernement veut malgré tout éviter de perdre trop d’argent. Car l’annulation des charges porterait sur les trois mois concernés par le confinement, en entier : mars, avril et mai.

En faire bénéficier toutes les entreprises aurait représenté une perte de revenus, pour l’État, de plusieurs milliards d’euros… qu’il ne peut plus se permettre. Malgré tout, ce sont près de 400.000 entreprises, selon les informations de BFMTV, qui sont incluses dans ce nouveau plan de sauvegarde… y compris les franchisés des grandes enseignes s’ils répondent aux critères.


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