Pouvoir d'achat : le chèque alimentaire ? Pas avant 2022

1,9 %
L'inflation en août 2021 a atteint 1,9% sur un an en France.

L’annonce avait été faite par Emmanuel Macron, président de la République, quelques jours avant Noël 2020 : le 14 décembre 2020, il annonçait être « d’accord » sur l’idée, avancée notamment par son ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, d’un « chèque alimentaire ». Près d’un an après, les Français n’en ont pas vu l’ombre… et ils vont devoir continuer d’attendre encore quelques mois.

Chèque alimentaire : avant la fin du quinquennat mais pas avant 2022 ?

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, l’a annoncé sur RMC/BFMTV : le gouvernement n’a pas abandonné le projet du chèque alimentaire, balayant ainsi les potentielles critiques d’un « effet d’annonce » du président de la République qui ne serait pas suivi de mesures concrètes. Le dossier du chèque alimentaire est toujours en cours.

Toutefois, il s’annonce un peu plus compliqué à mettre en place. « Une solution de ce type, il faut s’assurer qu’elle puisse fonctionner », a expliqué Bruno Le Maire. Notamment en termes de cible, le gouvernement voulant être certain que les bénéficiaires du futur chèque alimentaire soient bien « ceux qui en ont réellement besoin ».

Le 6 septembre 2021, donc, Bruno Le Maire donne une mauvaise nouvelle aux ménages : si le chèque alimentaire se fera, ce ne sera pas avant 2022, soit plus d’un an après l’annonce d’Emmanuel Macron.

Petit coup de pouce au pouvoir d’achat avant la Présidentielle 2022 ?

S’il ne fait aucun doute que la création d’un chèque alimentaire, qui vise à permettre aux ménages modestes d’acheter des produits de bonne qualité, bio ou locaux, afin d’améliorer leurs habitudes alimentaires, n’est pas aisée, le timing laisse toutefois matière à quelques réflexions.

Lancer le chèque alimentaire début 2022 pourrait être une bonne opération pour le président de la République, candidat non encore officiel à sa réélection : il s’agirait d’un coup de pouce pour le budget des ménages les plus pauvres qui ne sont pas acquis au parti présidentiel et votent plutôt du côté des extrêmes.

Améliorer leur budget de quelques dizaines d’euros quelques mois seulement avant les élections pourrait donc avoir un impact positif pour Emmanuel Macron sur les intentions de vote des citoyens indécis alors que l’inflation bat des records portée par la relance économique post-crise sanitaire.


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