Le chômage baisse, les arrêts maladie augmentent

10,3 MILLIARDS €
Les arrêts maladie ont coûté 10,3 milliards d'euros à l'Assurance
Maladie en 2017.

Le bonheur des uns fait le malheur des autres dit le dicton et c’est bien vrai dans ce cas précis : la lutte du gouvernement contre le chômage, qui commence à porter doucement ses fruits, risque de créer un véritable casse-tête pour l’Assurance-Maladie. Car plus il y a de personnes qui travaillent plus il y a d’arrêts maladie, c’est mathématique (et c’est un problème).

Les arrêts-maladie en forte hausse en 2017 et 2018

L’année 2018 ne fait que commencer et déjà les statistiques parlent d’une hausse du coût des arrêts maladie pour la Sécurité Sociale. C’est en effet elle qui prend en charge le salaire des malades dès lors qu’ils ne peuvent pas travailler plusieurs jours d’affilée.

Ainsi, en janvier 2018, les dépenses liées à ces absences ont grimpé de 8 % par rapport à janvier 2017. Une augmentation qui confirme la tendance sur l’année 2017 : avec 10,3 milliards d’euros dépensés par l’Assurance Maladie dans le cadre des arrêts maladie, l’augmentation a été de 5,2 % par rapport à 2016.

Problème : la loi fixe que les dépenses de l’Assurance Maladie dans le cadre de ces arrêts ne peuvent augmenter que de 3,2 % chaque année. 2017 a donc dépassé le seuil et 2018 est bien partie pour faire de même.

L’augmentation des dépenses n’a pas d’explication autre que mathématique

L’Assurance Maladie aimerait bien savoir pourquoi ces dépenses augmentent et n’a pas manqué de chercher une explication… malheureusement aucune n’a été trouvée. Une des explications avancées pourrait être le jour de carence : plutôt qu’être absents un jour et perdre une partie du salaire, les employés se rendent tout de même au travail ce qui fait empirer leur maladie… jusqu’à ce qu’ils se retrouvent contraint de se mettre en arrêt long.

Mais naturellement l’explication la plus logique est celle mathématique : le chômage baisse donc il y a plus de personnes qui travaillent donc plus de personnes qui peuvent potentiellement se mettre en arrêt maladie. Sans compter que le recul de l’âge de la retraite joue aussi un rôle : les seniors actifs sont plus nombreux et là aussi ça augmente le nombre de potentiels arrêts.


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