Chômage partiel : le reflux se poursuit en janvier 2021

1,6 milliard d'euros
En janvier 2021, l'indemnisation du chômage partiel coûterait 1,6
milliard d'euros à l'État.

Les indemnisations au titre du chômage partiel se maintiennent à un niveau élevé, même si, d’un mois sur l’autre, la tendance à la baisse est évidente, peut-on conclure des derniers chiffres publiés par le ministère du Travail.

Des indemnisations moins élevées, mais qui restent importantes

Le chômage partiel concerne de moins en moins de Français : après 3,1 millions en novembre 2020 puis 2,5 millions en décembre, en janvier 2021 le nombre de bénéficiaires est descendu à 2,1 millions. Le nombre d’heures indemnisées a lui aussi baissé : 159 millions en janvier 2021 contre 196 millions en décembre 2020. Pour l’État, le montant de l’indemnisation a également baissé : 1,6 milliard d’euros contre 2 milliards d’euros en décembre 2020, apprend-on de la dernière publication statistique du ministère du Travail.

En février 2021, le reflux devrait vraisemblablement se poursuivre : tant le nombre de demandes préalables que le nombre de salariés potentiellement concernés sont en diminution sensible par rapport à janvier 2021.

Le secteur de l’hébergement-restauration reste très dépendant au chômage partiel

Les trois secteurs ayant le plus grand nombre de salariés en activité partielle au mois de janvier 2021 sont l’hébergement-restauration (672 000 salariés, -8% par rapport à décembre 2020), le commerce (263 000 salariés, -39%) ainsi que les autres activités de services (249 000 salariés, -14%). Les secteurs ayant les plus forts taux de recours à l’activité partielle seraient l’hébergement-restauration, où 59% des salariés du secteur auraient été dans cette situation en janvier 2021, suivi par les « autres activités de services » (32% des salariés) ainsi que les transports et entreposage (17% des salariés).

La même publication statistique nous apprend que les entreprises de moins de vingt salariés concentreraient 41% des effectifs en activité partielle, et celles de 250 salariés ou plus en représentant 27%. Les régions qui concentrent les plus fortes indemnisations au titre du chômage partiel sont l’Ile-de-France (35% des montants versés en France), l’Auvergne-Rhône-Alpes (12,7%) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (10%).

Face à ces indemnisations de masse, le déficit de l’Unédic s’est creusé, au point que les comptes de cet organisme qui verse les indemnisations devraient rester dans le rouge jusqu’à 2023 au moins.


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