Classement en musique : comprendre les différentes certifications

Quelles sont les différentes certifications d’albums de musique et comment fonctionnent-elles ? Nous vous disons tout dans cet article.

Classement en musique : comprendre les certifications

La musique est un art qui apaise les tensions, adoucit les mœurs, supprime les différences et traverse les frontières. Pour un artiste musical, recevoir une certification est la plus grande preuve qu’il ne s’est définitivement pas trompé de vocation. Les récompenses témoignent non seulement du succès des albums, mais permettent également aux artistes de se trouver une place de choix sur la scène musicale mondiale. Quelles sont les différentes certifications en musique et comment fonctionnent-elles ? Éléments de réponse.

Le SNEP, organe en charge des classements en France

En France, c’est le Syndicat National de l’Édition Phonographique qui est l’organe en charge du classement de tous les albums et de tous les singles en fonction du nombre de ventes dans le pays, indépendamment de la nationalité de l’artiste. Selon son mode de fonctionnement, le SNEP se charge de mesurer le succès d’un artiste auprès des fans qui se trouvent en France.

Ainsi, sur la base du nombre d’exemplaires d’albums ou de singles vendus, le syndicat attribue une certification qui comporte trois paliers à savoir :

- Or ;

- Platine ;

- Diamant.

Toutes les semaines le SNEP effectue un décompte du nombre de ventes de chaque album ou single en France et établit le classement sur cette base. Ainsi les seuils de certification pour les albums sont de l’ordre de 50 000 exemplaires vendus pour l’or, 100 000 exemplaires vendus pour le platine et 500 000 exemplaires vendus pour le diamant. Cependant, il est important de préciser qu’un disque de platine peut être double ou triple et qu’un disque peut être double, triple, voire quadruple diamant. Toutefois, le seul du quintuple diamant n’a jamais encore été atteint en France jusqu’à ce jour.

Jusqu’en 2015, le SNEP décernait les certifications sur la base des ventes physiques d’un album ou d’un single, à travers les différents réseaux de distribution en vigueur au sein de l’hexagone. Mais depuis quelques années, déjà les règles de comptabilisation ont été revues même si les seuils des certifications sont restés inchangés.

Avec l’explosion des plateformes de streaming, le SNEP a complètement revu ses méthodes de comptabilisation et prend désormais en compte cette nouvelle Façon d’écouter de la musique, directement en ligne. En effet, de plus en plus de consommateurs préfèrent écouter les singles en ligne, depuis leur smartphone ou via un autre support mobile. Ainsi, ce ne sont plus seulement les ventes physiques qui sont prises en compte dans la comptabilisation. Les méthodes de classement par le SNEP ont été réadaptées et prennent désormais en compte les Stream.

Pour en savoir davantage sur la vie des stars du hip-hop et du rap français, rendez-vous sur rapghetto.com. Cette plateforme dévoile à temps réel toute l’actualité sur les plus grandes stars du rap français. Des informations sur des évènements et concerts qui se tiennent près de chez vous dans votre région ou mieux, dans votre ville.

La place du streaming dans les classements du SNEP

Depuis quelques années déjà, le streaming est venu révolutionner complètement la manière de consommer et d’écouter de la musique. À l’ère de la digitalisation, bon nombre d’utilisateurs préfèrent écouter de la musique directement en ligne via un smartphone ou un autre appareil connecté à Internet. C’est donc grâce à cette révolution que le syndicat national de l’édition phonographique a revu ses méthodes de classement et a décidé d’intégrer au calcul le nombre de vues en streaming pour chaque single ou chaque album.

Il faut préciser qu’un Stream correspond à une écoute d’une muqueuse sur une durée de plus de 30 secondes. Depuis 2016, le SNEP prend en compte le nombre de vues générées par les plateformes d’écoute audio des chansons en linge – gratuites ou payantes. Les téléchargements des morceaux sur iTunes par exemple sont également pris en compte dans la comptabilisation.

Il convient cependant de préciser que les écoutes sur YouTube ne sont pas considérées et n’ont aucune influence sur les classements, car il s’agit d’une plateforme dédiée aux vidéos essentiellement.

Depuis le 27 avril 2018, seules les écoutes payantes (issues d’un abonnement payant par exemple) sont prises en compte dans le décompte des scores par le SNEP. Cette modification tient compte des réalités économiques de l’industrie de la musique. Ce qui signifie qu’entre 2016 et 2018, de nombreux artistes ont obtenu gracieusement une certification, grâce à quelques clics sur une plateforme payante.

Comment s’effectue le décompte des streams ?

Si un stream correspond à une écoute d’une musique à travers les plateformes d’écoute audio, il est possible de convertir les streams et téléchargements de chaque musique d’un album en vente. Ainsi, une fois la conversion faite, une vente d’un album correspond à 1 500 streams, et 150 téléchargements.


A découvrir