Coca-Cola, Unilever et d'autres annonceurs boycottent les réseaux sociaux

2,498 MILLIARDS
Facebook compte 2,498 milliards d'utilisateurs actifs chaque mois.

Les réseaux sociaux, Facebook et Twitter au premier chef, vont devoir en faire bien davantage pour modérer les messages racistes qui y circulent. Plusieurs grands annonceurs ont annoncé qu'ils coupaient le robinet à pub.

Une campagne de boycott a été lancée aux États-Unis sous la bannière #StopHateForProfit (« non à la haine pour les profits »). Soutenue par plusieurs organisations de la société civile dont la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) ou l'ADL (Anti-Defamation League), cette campagne vise à forcer les réseaux sociaux à modérer et à bannir les groupes incitant à la haine raciale, au racisme, à la violence. Facebook et Twitter sont particulièrement montrés du doigt, en particulier l'entreprise de Mark Zuckerberg soupçonnée depuis longtemps de silence complice vis-à-vis des groupuscules d'extrême-droite, sous couvert de liberté d'expression.

Coca-Cola fait une pause dans ses investissements publicitaires

Plusieurs grands annonceurs ont annoncé leur ralliement à cette cause, à l'instar du géant de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever. La société a décidé de ne plus diffuser de publicité sur Facebook, Twitter et Instagram jusqu'à la fin de l'année, notamment pour laisser passer la campagne électorale américaine. Sans participer nommément à ce boycott, Coca-Cola a annoncé une pause dans ses dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux pendant 30 jours. La marque exige davantage d'efforts pour supprimer les contenus haineux et qu'ils fassent preuve de transparence et de responsabilité.

Réaction de Facebook

Coca-Cola en profitera pour remettre à plat sa stratégie et voir si des évolutions sont nécessaires. Ces budgets publicitaires supprimés ébranlent le modèle économique des réseaux sociaux qui reposent sur la pub ciblée. Sans l'argent de ces annonceurs très importants, ce sont des milliards de dollars de manque à gagner qui sont à déplorer. Facebook n'a d'ailleurs pas tardé à réagir, annonçant un durcissement de la modération pour les messages à caractère haineux. Mais est-ce que ce sera suffisant ?


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