Émoi chez les viticulteurs charentais, Carrefour brade un excellent cognac

18,36 EUROS
Carrefour brade une bouteille de 50 cl de cognac XO (Extra Old) à
18,36 euros.

Carrefour est à un pas du sacrilège impardonnable. Les viticulteurs charentais se sont dits « scandalisés » en découvrant que le distributeur français bradait une excellente cuvée de cognac.

Le cognac XO Reflets de France vendu 18,36 euros les 50 cl

Le groupe Carrefour vient de se faire de nouveaux ennemis. Les viticulteurs charentais n'ont que très peu apprécié la promotion choc du distributeur. Depuis le 23 mars et jusqu'au mardi 6 avril 2021, Carrefour vend une bouteille de 50 cl de cognac XO (Extra Old) pour 18,36 euros. Une promotion qui peut paraître anodine mais pas quand on connaît le prix d'un cognac XO. Une telle cuvée coûte entre 100 et 200 euros la carafe.

Le président de l'Union des viticulteurs pour l'AOC cognac, Anthony Brun, confie sa colère au journal Vitisphere : « D'ordinaire, les excès de la grande distribution touchent nos collègues du champagne et des vins de Bordeaux. Nous y sommes moins confrontés mais cela arrive. C'est le cas aujourd'hui avec cette opération promotionnelle qui me laisse sans voix. Je ne comprends pas. Ce prix n'a aucun sens. Toutes les marges sont rognées ! Le tarif proposé est dévalorisant. Il ne fait aucun cas des réalités de notre filière, qui se veut la plus qualitative possible ».

Un cognac bradé chez Lidl en 2018

Habitué des grandes braderies à scandale, Lidl s'était déjà attiré les foudres des viticulteurs charentais en 2018. À l'époque, il s'agissait d'une bouteille de cognac XO vendu 19,99 euros les 50 cl et dont la marque était Bredon. Bredon n'est autre qu'une filiale de la maison Louis Royer.

Si la bouteille bradée par Carrefour ne porte pas le même nom, on peut lire sur son étiquette que le cognac a été assemblé par la maison Jules Duret qui est une filiale de la maison Louis Royer depuis la fin du XIXe siècle. Ce n'est donc pas la première fois que la maison Louis Royer participe à ces braderies. « Ce sont des récidivistes » s'indigne Anthony Brun, avant d'ajouter « À l'époque, ils nous disaient qu'il était question de petits volumes mais ils n'ont pas joint la parole aux actes. Nous ne pouvons pas laisser passer ça ».

NB : Nous tenons à préciser que cette remise est portée par l'enseigne, Carrefour, et non par l'industriel.

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