Comment le secteur agricole peut-il sortir de la crise du coronavirus ?

La crise du coronavirus touche d’ores et déjà l’entièreté de l’économie française. L’agriculture, un secteur en difficulté, n’est donc pas épargnée et fait face à des problématiques supplémentaires. Les jours se succèdent, les pertes sont nombreuses et semblent inexorables. Quelles sont les solutions pour se remettre de cette crise ? Quelques éléments de réponse sont déjà envisagés : l’État aura une responsabilité cruciale, mais les agriculteurs devront aussi mettre en œuvre une stratégie pour limiter les retombées.

Le rôle de l’État et de l’administration française dans le soutien du secteur agricole

La crise du coronavirus touche de plein fouet le secteur agricole. Les pertes sont essentiellement dues à quatre facteurs :

- Le manque de main-d’œuvre causé par les mesures de confinement ;

- La chute des exportations à cause des restrictions de transport ;

- La diminution de la consommation dans les pays touchés ;

- La baisse du cours des matières produites.

L’État vient donc en aide au secteur agricole en débloquant des fonds destinés à soutenir l’économie française. Dans la pratique, cet appui prendra plusieurs formes :

- Une aide monétaire de 1 500 € ;

- Un report de charges ;

- Une remise d’impôts ;

- Un délai de paiement.

Il faudra cependant tenir compte des différentes modalités d’accès à ces dispositifs pour commencer les démarches administratives sereinement et éviter un refus.

Néanmoins, l’apport sera également humain puisque le Ministère du Travail et de Pôle emploi a ouvert une plateforme spécifique au secteur agricole et agroalimentaire. Elle permet de regrouper des bénévoles prêts à s’engager au service de producteurs locaux en pénurie de main-d’œuvre. Pour une stabilité et une continuité du mouvement, des offres d’emploi sont également disponibles. L’idée est de proposer une plateforme centrée et dédiée au secteur agricole afin que les acteurs s’y rencontrent et participent à la production, même en temps de crise.

L’occasion et la location de matériel au secours des agriculteurs

Face à cette situation inédite, les agriculteurs disposent eux aussi de quelques solutions afin de limiter l’impact de la crise. Puisque l’achat de matériel agricole est un poste de dépense et d’investissement important, il est primordial de réduire son montant. En effet, pour un professionnel, le prix d’un tracteur agricole est compris entre 30 000 € et 120 000 €. On imagine donc aisément qu’une telle sortie d’argent s’avère impossible à effectuer dans le contexte de crise du coronavirus. Pour ce faire, des possibilités d’achat de matériel d’occasion ou de location existent en fonction des ressources.

La première solution consiste en l’utilisation de plateformes internet mettant en relation les agriculteurs pour l’achat et la vente de machines agricoles d’occasions. En fonction du budget, du type d’engin ainsi que du périmètre géographique de recherche, il est tout à fait possible de trouver une offre qui correspond aux besoins exprimés. Agriaffaires, un leader du secteur, permet ainsi de voir les tracteurs agricoles proposés à un moindre coût. L’utilisation d’un concept qui rapproche les professionnels dans leur processus d’achat suscite un élan de solidarité dans un secteur où l’entraide peut s’avérer capitale.

La seconde option réside dans l’achat groupé d’un matériel d’occasion. En d’autres termes, plusieurs agriculteurs peuvent acquérir ensemble une machine afin de limiter les coûts et bénéficier d’un amortissement plus rapide. Ce sont les Cuma, ou coopératives d’utilisation de matériel agricole, qui sont à l’origine de ce phénomène qui gagne progressivement de l’ampleur. En contrepartie de l’accès aux offres, chaque agriculteur doit attester d’une utilisation raisonnable et précautionneuse du matériel et devenir adhérent à la suite d’une cotisation. C’est donc un mouvement collectif au sein des professionnels du secteur qui se développe et qui permettra un rétablissement de la puissance de cette industrie.


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