Comment optimiser ses économies d'énergie en matière de rénovation énergétique ?

Les travaux de rénovation énergétique, en plus d’améliorer le confort du bâti, permettent de réaliser des économies d’énergie, de réduire vos factures énergétiques tout en limitant votre empreinte carbone. Toutefois, réalisés isolément, l’efficacité de ces travaux de rénovation reste aléatoire. Ils doivent s’accompagner d’une véritable démarche globale pour donner leur pleine mesure. Alors, comment faire pour tirer le meilleur parti de sa rénovation énergétique ? Quels sont les écueils à éviter ? Economie matin fait le point sur la démarche à adopter pour optimiser ses économies d’énergie.

Des travaux de rénovation à réaliser dans l’ordre

La réalisation de travaux de rénovation effectués de façon aléatoire et désordonnée n’aura que très peu d’impact sur la consommation énergétique d’un logement. Pour optimiser la performance d’un bâtiment, il convient tout d’abord de maintenir une certaine cohérence dans le plan d’action. Il n’y a par exemple aucun intérêt à procéder au remplacement d’un système de chauffage alors même que l’isolation n’a pas été effectuée.

Le particulier qui souhaite réduire sa consommation énergétique doit donc en premier lieu réaliser un audit global des caractéristiques de son logement avant de se lancer dans ses travaux. Il doit également prendre connaissance des dispositifs contribuant le plus à l’amélioration de la performance énergétique du logement.

Tous les travaux ne se valent pas. A titre d’exemple, l’isolation des planchers bas a bien moins d’impact que l’isolation de la toiture ou des murs, ces derniers étant à l’origine de respectivement 30 et 25% des déperditions de chaleur là où les planchers ne causeraient que 7 à 10% des pertes.

Une hiérarchie dans les priorités doit donc être établie avant toute initiative isolée qui pourrait se révéler très peu impactante. Vous pouvez estimer le prix de vos travaux et les gains énergétiques pouvant être obtenus sur Prix-Pose.com.

Des petits travaux peu impactant sur la rénovation énergétique

Si les pouvoirs publics avaient fortement incité les ménages à réaliser tous types de petits travaux de rénovation énergétique pour améliorer la performance énergétique globale du parc immobilier français, il semble qu’ils soient aujourd’hui revenus de cette stratégie. Les aides substantielles accordées pour de petits travaux avec notamment le lancement en grande pompe des travaux d’isolation à 1€ ne semblent pas avoir porté leurs fruits. Conditions d’accès peu lisibles, multiplication des arnaques, sentiment de déresponsabilisation après travaux, ce dispositif semble avoir fait son temps.

L’Etat a ainsi décidé de réduire de moitié les aides consacrées à ce dispositif pour recentrer son approche. Le coup de pouce chauffage mis en place dans le cadre des CEE pour le remplacement d’une chaudière au charbon ou au fioul prolongé jusqu’au 31 décembre 2021 pourrait également ne pas perdurer très longtemps. L’objectif du gouvernement est double, à la fois éviter les remplacements “opportunistes” en incitant à des travaux de rénovation plus globaux et responsabiliser les ménages en augmentant le reste à charge.

Des bouquets de travaux pour une rénovation énergétique optimale

Avec cette nouvelle approche, les pouvoirs publics entendent bien mettre en avant le couplage des différentes catégories de travaux pour une rénovation plus globale. La réalisation de bouquets de travaux est ainsi fortement mise en avant avec notamment des aides substantielles pour la réalisation de travaux groupés conséquents.

C’est par exemple le cas d’un couplage entre l’isolation des murs et l’acquisition d’une mode de chauffage à bois (poêle à granulés) ou encore l’acquisition d’un équipement de chauffage à énergie renouvelable couplé avec un système de production d’eau chaude à énergie renouvelable.

L’accent est donc mis sur la cohérence de la rénovation au travers notamment de l’éco-prêt à taux zéro où un prêt de 20 000€ peut être accordé pour 2 bouquets de travaux et de 30 000€ pour 3 bouquets de travaux. Les aides de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat) incitent aussi à la réalisation de travaux cumulés pour l’obtention de la prime Habiter Mieux Sérénité est notamment conditionnée à l’amélioration de 25% de la performance énergétique du bâtiment. Un seuil qui implique de facto la réalisation de plusieurs catégories de travaux.

Une rénovation énergétique couplée à une modification des comportements

Si les travaux de rénovation énergétique permettent de réaliser des économies d’énergie, les résultats obtenus ne sont parfois pas toujours à la hauteur des attentes des propriétaires ou des locataires. L’ADEME soulignait notamment dans une étude en 2017 que ¾ des rénovations énergétiques effectuées entre 2014 et 2016 n’avaient pas permis au logement de changer d’étiquette énergétique.

Cela peut s’expliquer notamment par l’insuffisance des travaux réalisés au regard de la surface habitable mais aussi par le fait que certains ménages, après l’installation d’un nouvel équipement (chaudière au gaz ou isolation des combles notamment) font moins attention à leur consommation, persuadés que le changement d’équipement leur permet de se chauffer davantage.

C’est l’effet rebond des travaux de rénovation qui paradoxalement ne conduit pas toujours les ménages à plus de sobriété énergétique. Les travaux de rénovation doivent donc s’accompagner d’un changement de comportement pour en mesurer concrètement les effets.

Quelques pistes peuvent notamment être envisagées pour optimiser les travaux de rénovation effectués et réduire sa consommation énergétique.

La programmation du chauffage

L’installation d’un programmateur de chauffage permet de réguler la température en fonction des besoins et des différents moments de la journée. Peu coûteux à l’achat (moins de 100€), ce dispositif offre la possibilité de définir des plages horaires en distinguant notamment le jour et la nuit pour ne pas gaspiller d’énergie inutilement.

La réduction de la consommation d’eau chaude :

On ne s’en rend pas forcément compte mais l’énergie utilisée par le ballon d’eau chaude représente 20% de la consommation d’énergie d’un logement. Il est possible d’économiser sur ce poste de dépense en installant des réducteurs de débit d’eau sur les robinets et pommeaux de douche, un système qui mélange l’eau à l’air sans pour autant changer la pression. A la clé, des économies d’eau de près de 30%.

L'optimisation de l’électroménager

La mise en veille des appareils électroménagers, souvent négligée, permet pourtant à l’année de réaliser des économies significatives une fois tous ces équipements mis bout à bout. L’installation de prises intelligentes, là encore peu onéreuses, permet de réguler cette consommation en cas d’oubli. Évitez également d’exposer votre réfrigérateur à côté d’une source de chaleur (à proximité du four ou d’une fenêtre).

L’optimisation de l’éclairage

L’utilisation de lampes LED ou fluo-compactes est préférable aux lampes halogènes. De même, pensez à vous discipliner pour éteindre les lumières lorsque vous quittez une pièce. L’installation de retardateurs peut s’avérer particulièrement utile pour éviter les oublis dans les pièces où vous n’êtes que de passage.

Le choix du fournisseur d’énergie

Avec la libéralisation du marché de l’énergie, le consommateur a désormais la possibilité de comparer les tarifs entre les différents prestataires. C’est une excellente opportunité de réaliser des économies substantielles sur sa facture à l’année avec des tarifs parfois bien en-dessous du tarif réglementé pour l’électricité et le gaz. Les démarches ont de plus été particulièrement simplifiées pour changer de fournisseur.


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