Solutions de paiement et vente en ligne : les banques se sont fait doubler

  • Les solutions de paiement se multiplient est confortent un commerce
    qui a généré 45 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2012.

Les solutions de paiement se multiplient est confortent un commerce
qui a généré 45 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2012.

Les banques ont du souci à se faire. Alors que les dépenses en ligne et le nombre de sites marchands explosent, elles doivent compter avec de nouveaux concurrents sur le marché des solutions de paiement. Des spécialistes du web offrent un service qui va bien au-delà de la fonction basique de paiement. Les e-commerçants risquent de se détourner de leurs interlocuteurs bancaires traditionnels.

45 milliards d'euros, c'est le chiffre d'affaires global généré par les dépenses en ligne pour l'année 2012 selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Les dépenses en ligne ont crû de 19 % en un an. C'est sans conteste une année faste pour le commerce en ligne, qui affirme ainsi sa santé florissante dans un contexte de morosité économique persistante.

Pour 2013, la Fevad anticipe un chiffre d'affaires de pas moins de 53 milliards d'euros, l'objectif étant d'atteindre les 70 milliards d'ici 2015. La vente en ligne a tout du nouvel eldorado, et les e-commerçants ne sont pas les seuls à y trouver leur compte.

Les banques veulent prélever leur part du gâteau


Les banques suivent l'affaire de près. Elles sont en effet des intermédiaires de choix pour les solutions de paiement en ligne. Les marchands souhaitant mettre en place des boutiques en ligne sont tenus de signer avec elles un contrat de vente à Distance (VAD) pour obtenir le droit d'user d'un Terminal de Paiement Electronique virtuel acceptant le paiement par carte bancaire. Différents frais sont ensuite attachés à l'utilisation du système bancaire de paiement (coûts d'inscription, abonnement mensuel, commissions CB).

À ce titre, le développement des sites marchands représente une véritable manne économique pour les banques qui voient croître leur nombre d'un très bon œil. Le nombre de sites marchands a progressé de 17 % au cours des 12 derniers mois ; il a été multiplié par 8 entre 2005 et 2012. Autant de nouveaux venus qui allaient devoir compter avec elles pour la mise en place de leur système d'e-paiement pensaient-elles il y a un an.

Un marché bouleversé

Seulement, depuis peu, elles ne sont plus les seules sur le marché. la Directive sur les Services de Paiement (PSD) applicable sur l'ensemble de la zone SEPA (Espace unique de paiement en euros) a autorisé à exercer le métier de prestataire de services de paiement (PSP) dans le domaine du commerce en ligne, permettant à des plateformes telles que be2bill, du groupe Rentabiliweb d'acquérir le double statut d'établissement acquéreur et de fournisseur PSP, de mettre fin au monopole bancaire tout en allant au-delà de la simple fonction « paiement ». L'expertise web vient compléter l'offre bancaire traditionnelle via notamment la mise en place d'un management de la fraude (véritable fléau Internet), d'une gestion des impayés et d'une sécurité renforcée du paiement.

Le marché des solutions de paiement en ligne a connu un véritable bouleversement avec la fin d'un monopole et une structure de l'offre refondée, couplant services bancaires et expertise web. C'est un modèle manifestement taillé pour les transactions d'avenir, car elles sont vouées à migrer sur le web.