Confinement : quels sont les gagnants de la crise ?

90 %
Le trafic aérien en Europe a chuté de 90% comparé à l'année dernière.

Le confinement imposé par l’État en raison de l’épidémie du Covid-19 a profité à un certain nombre d’entreprise. Comme en temps de guerre, certains secteurs ont su tirer leur épingle du jeu et faire des profits conséquents. On ne parle pas des « profiteurs », motivé par l’appât du gain ou par l’exploitation de la misère qui n’ont pas de scrupules à spéculer sans se soucier des conséquences. On parle plutôt de tous ceux qui se sont retroussé les manches, qui ont utilisé leur imagination pour développer de nouvelles opportunités. Il s’agit aussi des indépendants, des PME ou des grands groupes qui ont fait le « job » pour soutenir l’effort collectif.TEXTE

Choc économique

La période du confinement a imposé des sacrifices et une paralysie économique historique, du jamais vu depuis la fin de la guerre. En bref, les chocs subis dans de nombreux secteurs d’activité sont inouïs : -90% dans les transports (aérien et TGV), -84% dans le BTP et -75% dans l’intérim. Sans parler des secteurs de l’hôtellerie-restauration, l’évènementiel et spectacles vivants (toujours à l’arrêt à l’heure actuelle) qui ont subi la crise sanitaire de plein fouet.  

Cependant certaines entreprises ont su saisir « l’opportunité » de cette pandémie pour développer leur activité ou pour se diversifier. C’est le cas par exemple des services de téléconférence comme Zoom, des plateformes de jeux en ligne comme les casinos, des plateformes streaming, des boutiques en ligne et ainsi de suite...  Le secteur des services a connu un taux record d’accroissement d’activité (+ 72%). Même la vente de sex-toys en ligne a progressé de +50% !  

Les gagnants du « Stay at home »

Une banque américaine a indexé les 33 entreprises qui ont su rebondir et faire des bénéfices pendant le confinement. Parmi celles-ci on trouve sans surprise Netflix, Facebook, Amazon, eBay, Slack, Canva, etc. Il en va de même pour les enseignes de la grande distribution et de livraison à domicile qui ont fait carton plein pendant cette période inédite. D’autres entreprises moins connues du grand public ont enregistré une recrudescence d’activité comme les laboratoires ou les centres de recherche. La télémédecine a aussi fait son entrée dans le paysage économique.

Changements durables

Il est sûr que les deux mois de confinement vont changer de manière durable les façons de consommer, de vivre et les rapports au travail, pas besoin d’être sociologue pour le prévoir.

Le télétravail va devenir la norme dans de nombreuses entreprises, les salariés ayant démontré, en grande majorité, leur diligence et conscience professionnelle. Les dirigeants ont compris qu’il était tout aussi efficace de faire des réunions en visioconférence que dans une salle, sans compter le gain de temps et les économies réalisées. Le patrons 2.0 ont su prendre la balle au bond au cours de la crise et utiliser les nouvelles technologies pour rationaliser le travail et transformer pour le mieux les méthodes de « l’ancien monde ».

 


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).