Conflit social à la SNCF : un manque à gagner de 400 millions d'euros

14 %
Le taux de gréviste a été de 14% durant la séquence de ce début de
semaine.

La SNCF fait face à un manque à gagner très important, suite à la mobilisation des cheminots contre la réforme ferroviaire. Début avril, au lancement du mouvement, Guillaume Pépy avait évalué les pertes à 20 millions d'euros chaque jour de grève.

Dans les faits cependant, le manque à gagner pour la SNCF sera moindre. Selon les estimations de l'entreprise, les pertes seront de 400 millions d'euros mi-juin. Cela n'en représente pas moins de l'argent que le groupe ne reverra pas, ce d'autant qu'il a lancé une campagne de séduction auprès des usagers : réduction de prix sur les billets de TGV, promotions sur les cartes d'abonnement, et tout récemment la prolongation automatique et gratuite d'un mois pour les titulaires de la carte Fréquence. La SNCF va devoir aussi réaliser des gains de productivité suite au vote de la loi qui interviendra durant ce mois de juin.

Mobilisation en baisse

En attendant, le conflit se poursuit, même si le taux de grévistes est au plus bas. En début de semaine, il s'établissait à environ 14%, un niveau sans commune mesure avec le début du mouvement, en avril. Une précédente journée de mobilisation, le 22 mars, affichait 35% de cheminots grévistes. On en est loin désormais. Et la prochaine séquence de la grève perlée, la treizième du genre, qui aura lieu ces samedi et dimanche 2 et 3 juin, ne devrait pas faire exception. Cette participation faible est d'ailleurs ce qui explique pourquoi le coût du mouvement pour la SNCF est moins élevé que prévu.

Les trains circulent

En effet, moins il y a de grévistes, plus les trains circulent. Au lancement du mouvement début avril, 3 000 trains seulement circulaient durant les journées de mobilisation. Désormais, on dénombre 8 000 trains qui circulent… Quant à la suite du mouvement, elle est entre les mains des syndicats réformistes : la CFDT et l'Unsa pourraient ranger les banderoles suite à l'annonce de la reprise de la dette de l'entreprise par l'État.


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