Congés d'été : comment s'organiser avec son entreprise ?

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L'employeur peut imposer jusqu'à 10 jours de récupération.

Cette fois, les enfants sont en vacances pour de bon, et beaucoup de parents sont inquiets pour leurs demandes de congés. Alors oui, faisons court : les règles ont changé pendant la crise sanitaire, et l’employeur dispose de pouvoirs élargis sur les dates de congés.

Des jours de congés imposés

En ce moment, il peut imposer la prise d’une semaine de congés payés avec un préavis d’un jour seulement, contre un mois en temps normal. Il peut également forcer ses salariés à poser jusqu’à 10 jours de récupération.

À l’inverse, il peut aussi forcer un salarié à renoncer à une semaine de congés déjà posés, si l’activité redémarre et qu’il faut rattraper du retard. Pour éviter les mauvaises surprises, comme la situation est compliquée pour tout le monde, le meilleur conseil que l’on puisse vous donner est d’éviter de faire l’autruche.

Se préparer à la future vague économique

J’entends en effet autour de moi des gens dire « j’espère que ma patronne aura oublié », « pourvu que je passe entre les gouttes ». C’est forcément un mauvais calcul, car dans les mois à venir, il va falloir se serrer les coudes un maximum pour affronter la grosse vague de la crise économique retardée par tout notre système d’aides, notamment le chômage partiel pris en charge par l’État et les prêts aux entreprises garantis par l’État.

Oui, il faut se préparer à l’idée que par endroits, le salut d’une entreprise passera par une activité réduite, et des salaires réduits, pour éviter des licenciements secs. Autrement dit, pour gérer les congés de cet été, allez voir votre chef ou votre DRH. Parlez avec lui cartes sur table. Dites-lui quels jours comptent pour vous, et où vous pouvez être souple. 


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).