Connectivité : entre l'IoT et les promesses de la 5G où en sommes-nous ?

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Avec plus de 30 milliards les opérateurs auront à gérer et à traiter
un volume massif de données.

Avec le développement massif de l'Internet de l'objet (IoT) et de la 5G, les opérateurs auront à gérer et traiter un volume massif de données. La régulation de tout appareil connecté est donc nécessaire afin d’éviter d’éventuelles dérives sur le marché des télécommunications. Explications.

Entre l’IoT et les promesses de la 5G où en sommes-nous réellement ?

La transformation numérique est le moteur de la disruption pour tous les domaines, et en particulier pour les réseaux et les activités des fournisseurs de services. Au-delà de l’agilité offerte et de la maîtrise des coûts possibles, la virtualisation et l’adoption des technologies cloud restent un sujet sensible et complexe mais nécessaire aux développements massifs de l’IoT et de la 5G. Face à ce constat, les acteurs des télécommunications doivent adopter une stratégie de virtualisation plus agressive, pour concrétiser les bénéfices promis.

Dans ce maelström transformationnel, l’Internet des objets (IoT) est au cœur de toutes les attentions. En effet, avec plus de 30 milliards les opérateurs auront à gérer et à traiter un volume massif de données. Dans ce contexte, la régulation de tout appareil/terminal connecté est nécessaire afin d’éviter d’éventuelles dérives sur le marché des télécommunications, en raison notamment de la présence de plus en plus d’acteurs OTT (Over The Top Service ou services de contournement).

L’objectif principal sera d’exploiter ce volume de data sans précédent, de le transformer en « smart data » et d’en tirer des perspectives concrètes et significatives pour un monde digital plus efficient.

Se réinventer : un challenge de taille

Avec l’avènement de l’IoT, les fournisseurs d’accès doivent, selon l’Arcep (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes), ‘faire évoluer leur business-model pour faire partie intégrante de la solution et faciliter ainsi l’adoption des technologies émergentes’. Ainsi, le focus doit se faire sur la manière dont les solutions IoT vont permettre aux opérateurs de fournir de la « smart data », monétisable dans le cadre de transactions IoT, tels que la relève de data, la géolocalisation et les frais d’utilisation (par exemple, fournir des informations pour la sécurité, l’éclairage, le stationnement, etc. dans les villes intelligentes), et non pas uniquement se limiter à un service de connectivité basique. Dans ce contexte, les fournisseurs de services cherchent d’ores et déjà à se démarquer de leur statut unique de fournisseur de connectivité, en offrant des services sur-mesure à de nouveaux utilisateurs à l’image des technologies accessibles au sein des smart cities, de l’industrie 4.0, du secteur automobile, etc. Ce nouveau business-model vers lequel penche les fournisseurs leur ouvre de nouvelles perspectives de marché et l’occasion de se réinventer sur un marché devenu compétitif.

L’IoT impactera l’économie au sens large puisque l’ensemble des secteurs d’activité sont/seront concernés. L’évolution du marché de l’Internet des Objets et l’économie associée constitueront des sujets clés de ces prochaines années. Pour l’ARCEP, la France doit se doter d’infrastructures réelles et solides, en raison de ces enjeux de compétitivité majeures. Et c’est d’autant plus véridique avec les promesses de la 5G pour encourager/favoriser la numérisation du pays, poussée entre autres par l’IoT.

Grâce à la 5G, les applications et services IoT connaîtront une connectivité inter-équipement (device-to-device) massive, plus fiable, plus rapide, plus étendue, etc. Cette évolution favorisera des utilisations déjà existantes comme la communication entre véhicule, la sécurité publique ou l’offre de « offloading » de data mobile, ainsi que les capteurs déployés dans les smart cities. Le potentiel de développement de l’IoT avec l’avènement de la [future] 5G est énorme ! Néanmoins, pour que la 5G soit véritablement un succès, les organisations et les pouvoirs publics doivent garantir sa disponibilité, sa fiabilité, sa réactivité et la sécurité des services fournis sur leurs réseaux.

Espérons que la feuille de route sur la 5G, trouvera rapidement écho en France… et en Europe car les pays ne se sont pas encore accordés quant à l’adoption et au déploiement de la 5G. Pourtant, elle sera véritablement un facteur de compétitivité mais aussi d’attractivité, tant en matière d’investissements que de talents.


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