Covid-19 : plus vous êtes riche, plus vous risquez de choper le virus !

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Les 10% les plus riches deux fois plus touchés que les classes
moyennes.

Une enquête réalisée par EpiCov met en avant que les 10% des Français les plus riches sont plus touchés par le Covid-19, en terme de contamination. Une exposition plus forte qui peut notamment s'expliquer par la plus forte participation des riches aux mondanités, et ce même durant le confinement.

Les 10% les plus riches deux fois plus touchés que les classes moyennes

L'étude menée par EpiCov et publiée vendredi 5 mars 2021 par le Parisien, met en avant que les 10% les plus riches de la population française sont deux fois plus touchés par le Covid-19 que les classes moyennes, en terme de contamination. L'étude avait pour but d'estimer « les facteurs notamment liés aux conditions de vie associés à l'exposition au virus, et étudier les répercussions du confinement et de l'épidémie sur les conditions de vie ». Afin de mener cette étude à bien, EpiCov s'est associé à l'Insee et l'Inserm.

Ainsi, selon cette étude, les 10% les plus riches ont une part de contamination deux fois plus élevée que celle des classes moyennes, 6% contre 2,90%. Pour les 10% les plus pauvres, l'écart est plus serré puisque la part de contamination de cette catégorie est de 5,7%, soit une différence de moins d'un point.

Une part de contamination qui s'explique par des critères sociologiques et matériels

La plus forte part de contamination des 10% des plus riches s'explique par des critères à la fois sociologiques et matériels. Ainsi, selon l'étude, les personnes plus riches ont un cercle de connaissances plus étendu qui facilite les mondanités et les contacts variés mais souhaités. Cette capacité à la mondanité couplée à des moyens matériels plus présents permettent aux 10% les plus riches de continuer à recevoir leurs amis et leur famille mais également d'être vecteur de contamination.

Cependant, l'étude précise qu'il y a une limite à ces résultats « D'un point de vue méthodologique, on peut considérer qu'il y a une limite à ce type d'enquêtes épidémiologiques menées sur Internet : il fallait une photographie de la situation, donc un délai de collecte court, mais on sait que d'une part les personnes les plus aisées ont tendance à répondre davantage aux sondages que les moins aisées, mais aussi que les plus aisées portent aussi une attention plus importante à leur santé que les moins aisées ».


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