Contrefaçon : quand la Chine se lance dans les pièces de 1 et 2 euros

Une tonne de fausses pièces d'un et deux euros a été interceptée en
Belgique.

On les savait très bons dans la contrefaçon de toutes sortes de produits, des cigarettes aux marques de luxe en passant, ça peut leur arriver, par des plaquettes de frein fabriquées avec de l'herbe concassées. Mais on ne les voit que rarement, à cette échelle, produire de faux... euros. Pas de billet, mais bien des pièces de monnaie.

En effet depuis quelques semaines les douaniers belges sont particulièrement attentifs à ce qui transite par leurs aéroports, après avoir découvert une tonne de fausses pièces d'un et deux euros. "La découverte est surprenante", explique Ine Van Wyrmersch, substitut du procureur du Roi. "Une enquête est en cours", précise-t-il ajoutant que "ces pièces semblaient destinées à un circuit de blanchiment d'argent", rapporte BFMTV.

Si cette découverte est particulièrement surprenante, ce n'est pourtant pas la première fois que de telles pratiques font surface. En 2011 déjà la police Belge avait mis la main sur 100 000 fausses pièces d'un euro. Un trafic lié à la mafia italienne. Et en 2010, en Allemagne, la banque centrale avait ainsi découvert un trafic a grande échelle dans lequel 29 tonnes de pièces avaient permis aux malfaiteurs de les échanger contre 6 millions d'euros.

La mafia italienne semble bien peu de chose à côté des Chinois. En effet, pour la justice belge, il est fort probable que la tonne de pièces retrouvées ne soit qu'une petite partie de l'iceberg.


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Tugdual de Dieuleveult

Journaliste pour RMC.fr, Tugdual de Dieuleveult a demarré sa carrière à la télévision en réalisant un documentaire pour Canal+/Lundi Investigation (Dieuleveult : enquête sur un mystère). Il s'investit dans l'ONG Solidarité Internationale et part au Darfour en 2008 pour la Journée Mondiale de l'Eau. En 2010, il rejoint l'équipage de La Boudeuse en Amazonie et participe à l'élaboration de deux documentaires diffusés sur France 5. Il se spécialise ensuite sur le web et collabore avec plusieurs rédactions dont Europe 1, Atlantico, Oh My Food et RMC depuis 2012. Il a intégré Economie Matin dès sa création.