Coquille Saint-Jacques : les pêcheurs français mettent fin aux négociations

3 euros
À la criée, le kilo de coquille Saint-Jacques se vend aux alentours de
3 euros.

N’ayant pas obtenu de leurs confrères britanniques les concessions qu’ils espéraient, les pêcheurs français ont fait savoir leur décision de se retirer des négociations portant sur l’exploitation de la coquille Saint-Jacques en mer du Nord.

Accord sur la pêche en mer du Nord : les Britanniques n’entendent rien changer

Après de violentes altercations dans la Manche en août 2018, et à quinze jours du début de la nouvelle saison de la coquille Saint-Jacques pour les pêcheurs français, leur fédération professionnelle annonce son retrait des négociations.

Derrière cette décision, prise avec « un sentiment d’amertume » selon le Comité National des Pêches, il y a le refus des pêcheurs britanniques de s’imposer les mêmes restrictions que s’imposent leurs confrères français. En effet, les navires français ne peuvent pêcher la coquille Saint-Jacques qu’entre le 1er octobre et le 15 mai, une condition estimée nécessaire pour la préservation des stocks. Les Britanniques, quant à eux, peuvent pêcher en toute saison, tant que la taille de leurs navires ne dépasse pas les 15 mètres.

Restriction de la pêche de la coquille Saint-Jacques : les Français souhaitent un dédommagement

Les pêcheurs français essaient donc de négocier, depuis des années, une extension de ces restrictions aux navires britanniques de moins de 15 mètres. Mais les Britanniques n’entendent pas céder. Dernière tentative en date : les pêcheurs français ont proposé, en dédommagement de cette restriction auto-imposée, la possibilité de capturer 50 tonnes de cabillaud et 25 tonnes de soles en mer du Nord. Une proposition que les Britanniques ont laissé sans réponse, ce qui a poussé les Français à mettre fin aux négociations.

« L’achoppement des discussions est un échec pour la gestion de la ressource et pour la collaboration entre pêcheurs, mais c’est tout un modèle de gestion vertueux qui est remis en cause par l’attitude inflexible de nos collègues anglais vis-à-vis d’une ressource partagée », indique le Comité National des Pêches dans un communiqué.


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