La Corée du Sud pense à une sorte de taxe sur les robots

50 %
En 2035, 50 % des emplois du Japon pourraient être occupés par des
robots et des intelligences artificielles.

L’avènement des robots dans l’industrie commence à poser quelques problèmes : comment faire pour compenser les emplois perdus par le remplacement des hommes par les robots ? Certains ont une solution et parmi ceux-ci un certain Bill Gates : une taxe sur les robots qui donnerait lieu, à terme, à l’instauration du revenu universel. La Corée du Sud a fait un pas en ce sens.

Une réduction fiscale pour investir dans les robots

Afin d’améliorer sa compétitivité la Corée du Sud a instauré depuis plusieurs années une déduction fiscale pour les entreprises. Une sorte de crédit d’impôt qui concerne toute entreprise réalisant des investissements dans l’automatisation des usines afin d’en augmenter l’efficacité et la production.

Cette déduction fiscale est fortement appréciée dans le pays mais elle devrait se terminer fin 2017 selon la loi adoptée. Le gouvernement a annoncé le 8 août 2017 son intention de la prolonger avec un changement de taille : le montant des investissements qui peuvent être déduits va être réduit. Actuellement, en fonction du type d’investissement, de son montant et de son but, une entreprise peut bénéficier d’une déduction fiscale de 3 à 7 % du montant total de l’investissement réalisé dans les robots.

Une taxe indirecte sur les robots

Le gouvernement sud-coréen a pensé à réduire la part d’investissement déductible de 2 % quel que soit l’investissement concerné. Ainsi les entreprises ne pourront, entre début 2018 et fin 2019, le temps proposé pour la prolongation de l’aide, bénéficier que d’une déduction comprise entre 1 et 5 % du montant total.

Ce n’est pas une taxe sur les robots à proprement parler mais, selon certains représentants d’entreprise, c’est tout comme : l’impact d’une telle baisse de la déduction fiscale revient à taxer à 2 % les robots.

La taxe sur les robots n’a donc pas encore vu le jour telle qu’on l’imagine mais l’idée fait son petit bout de chemin.


 


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Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

 

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