Plus de cotisations pour les heures supplémentaires.. dans quelques années

46 %
En 2013 46% des salariés avaient fait des heures supplémentaires en
France.

Parmi les promesses de campagne d’Emmanuel Macron il y en avait une qui ressemblait beaucoup à une réforme de Nicoas Sarkozy : celle sur les heures supplémentaires. Pas question de les défiscaliser comme le fit l’ancien président de la République entre 2007 et 2012 : Emmanuel Macron veut les « décotiser », soit supprimer les cotisations sociales.

Une mesure qui permettrait d’augmenter le pouvoir d’achat

Les salariés qui avaient réalisé des heures supplémentaires alors que Nicolas Sarkozy était au pouvoir se rappellent d’un système ayant permis d’augmenter fortement leur pouvoir d’achat. Il faut dire que les heures supplémentaires, dans le cadre de ce dispositif, étaient exonérés des cotisations sociales pour le salarié et l’employeur et même défiscalisées. Un gain net qui se ressentait sur la fiche de paye et donc sur le compte en banque.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron ne cesse, en outre, d’annoncer qu’il va augmenter le pouvoir d’achat des Français même si au final de nombreuses réformes ont été adoptées et elles vont en réalité annuler les effets de la baisse des cotisations pour les salariés. Baisse des APL, hausse de la fiscalité sur le tabac et les carburants ou encore augmentation du seuil de revente à perte vont fortement peser sur le pouvoir d’achat des ménages.

Il faudra attendre 2020 pour la réforme de Macron

Les salariés attendent donc depuis l’élection d’Emmanuel Macron que ce dernier annonce ce changement pour les heures supplémentaires. Si l’impact sera moindre que la réforme de Nicolas Sarkozy annulée par François Hollande au lendemain de sa victoire en 2012, la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires pour les salariés et l’entreprise devrait malgré tout faire grimper un peu le salaire mensuel des quelque 46 % de salariés (données de 2013) qui font des heures sup en France.

Edouard Philippe, Premier ministre, a donné une date lors d’une session de question-réponse sur Facebook le mercredi 7 février 2018 : la réforme ce n’est pas pour demain. Elle aura lieu en 2020, normalement, même si Edouard Philippe laisse un peu d’espoir qu’elle soit menée avant si c’est possible.

La réforme risque en effet de coûter cher : environ 3,5 milliards d’euros par an à la France en manque à gagner fiscal.


A découvrir