Masques en tissu ou de plongée, les Français champions du système D

52 128 cas de coronavirus
Entre le 21 janvier et le 31 mars 2020, 52 128 cas de COVID-19 ont été
confirmés par tests en France et 4 503 décès dans les hôpitaux.

Faute de masques et de respirateurs en quantité suffisante, les soignants français font appel à leur sens de la débrouille. Du matériel de fortune qui ne remplace pas le vrai mais a le mérite d’exister, faute de mieux…

Un modèle de masque à télécharger

L’heure est à la débrouille et au système D. Et en la matière, les Français sont des champions. Puisqu’ils attendent toujours les fameux masques dont ils ont besoin pour se protéger du COVID-19, ils ont décidé de s’adapter. Après le modèle de masque en tissu proposé par le CHU de Grenoble, c’est au tour de l’Association française de normalisation (Afnor) de proposer un modèle. Le patron est téléchargeable gratuitement sur leur site et toutes les personnes, même non professionnelles, sont appelées à en coudre pour en faire don aux soignants. Quant aux matières premières, la population est appelée à donner du tissu -même des vieux draps ou rideaux- et des élastiques.

Certes, il s’agit juste d’un masque barrière qui ne remplace pas le masque chirurgical et encore moins le dispositif médical type FFP2 mais il a le mérite d’exister. D’ailleurs la ville de Bordeaux encourage ses habitants à porter ce masque en tissu lorsqu’elle doit se déplacer. Il vient en complément des gestes barrière recommandés et demandes de nombreuses précautions lors de son utilisation.

Le succès du masque de plongée de Décathlon

Autre masque qui fait son apparition depuis plusieurs jours, le masque de snorkeling Easybreath conçu par Décathlon. Dans un interview réalisé par Brut, le professeur Philippe Juvin, chef du service des urgences à l'hôpital Georges-Pompidou, explique comment cet accessoire de plongée permet de protéger les soignants du COVID-19. Il détaille aussi comment fabriquer un masque avec un simple intercalaire, un élastique et une imprimante 3D.

Mais ce n’est pas tout. Bidouillé avec des tuyaux réalisés à l'aide d'une imprimante 3D, le masque Décathlon peut être détourné et se transformer en respirateur. Une idée du médecin italien Renato Favero qui a pu être mise en œuvre avec la collaboration de l’entreprise Isinnova, spécialisée dans l’impression 3D. Et une belle publicité pour Décathlon qui a mis ses masques de plongée à la disposition des hôpitaux, plus un seul n'est disponible aux particuliers. Il rencontrent un tel succès que des médecins français d'Île-de-France ont lancé plusieurs appels pour récupérer ces masques chez des particuliers et les utiliser. 


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