Couches pour bébés : un premier pas vers l'interdiction des substances nocives

95 %
En France, 95% des bébés portent des couches jetables.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient d’ouvrir une « consultation des parties prenantes » au sujet des substances nocives dans les couches pour bébés, en vue de leur interdiction au niveau européen.

Substances nocives : vers une restriction au niveau européen

Le chemin s’annonce long pour l’interdiction des substances chimiques nocives dans les couches pour bébés, c’est néanmoins un premier pas dans la bonne direction. Jusqu’à fin mars 2020, une « consultation des parties prenantes » est ouverte. Elle devrait servir à préparer une proposition de restriction des substances nocives que la France a l’intention de soutenir auprès de l'ECHA (Agence Européenne des Substances Chimiques). L’idée est d’inscrire l’interdiction de ces substances dans les règlements européens REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des produits Chimiques).

Cette consultation a été ouverte un an après que l’Anses a publié une étude sur la présence de ces substances au sein des couches pour bébés de grandes marques. Au regard des risques que peuvent présenter ces substances pour la santé des bébés, l’Anses recommandait de les éliminer ou de réduire au maximum leur présence dans les couches jetables.

Matières premières contaminées et substances parfumantes nocives

Cette grande étude avait été menée par le Service commun des laboratoires (SCL) et l’Institut national de la consommation (INC) entre 2016 et 2018 sur plusieurs références de couches représentatives du marché français. Les analyses avaient montré que certaines des substances nocives identifiées pouvaient migrer dans l’urine et entrer en contact prolongé avec la peau des bébés.

« Certaines de ces substances sont ajoutées intentionnellement, telles que des substances parfumantes qui peuvent entraîner des allergies cutanées. D’autres substances identifiées peuvent provenir de matières premières contaminées ou de procédés de fabrication (PCB-DL, furanes et dioxines, HAP) », mettait en garde l’Anses.


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