Courtier en vin, en assurances, en immobilier, combien gagnent-ils ?



Les activités de courtage font partie des spécialités rémunératrices les plus accessibles. Chacune nécessite un apprentissage spécifique, voire des diplômes, mais elles offrent des opportunités de carrière intéressantes. Le ticket d’entrée est dans la plupart des cas peu élevé et lorsque l’expérience et le carnet d’adresse croissent, les salaires s’envolent. Regardons de plus près ces activités, leurs prérequis, leurs débouchés et leurs revenus médians constatés.

Courtier en immobilier

Le courtier en prêt immobilier se rémunère à hauteur de 1% sur les montants des prêts qu’il fait souscrire à ses clients. Ce montant est parfois plafonné par certains organismes bancaires. Cette profession peut être exercée en tant qu’indépendant ou que salarié, à temps plein ou partiel. L’obtention d’une assurance de responsabilité civile professionnelle nécessaire à l’exercice de cette activité en tant qu’indépendant est relativement difficile. Le statut d’indépendant nécessite un volume d’affaires conséquent, le chiffre d’affaire étant largement imputé (pratiquement 50%) par l’IS, la taxe professionnelle, le RSI et autres taxes.

Si l’on aborde cette profession il est donc plus sage de le faire en tant que salarié. Les salaires de départ sont généralement  sensiblement supérieurs au SMIC et majorés de primes sur les affaires générées. La profession d’agent immobilier est une excellente porte d’entrée pour ce type d’activité. Là encore il est intéressant de l’aborder par le biais d’un groupe ou d’un réseau d’agence, afin de bénéficier d’un soutien logistique et d’un apport de clientèle. L’immobilier est un secteur qui se porte bien et qui recrute activement. Les grandes enseignes, comme Safti par exemple, ont généralement une offre de recrutement d’agents immobiliers en continu sous la forme d’une page dédiée sur leur site.

Courtier en vin

La profession de courtier en vin est accessible suite à un stage d’une durée de 6 mois auprès d’un courtier. A l’issue du stage un examen devant jury détermine l’obtention de la carte professionnelle de courtier en vins et spiritueux. Son possesseur est alors habilité à toucher une commission sur les ventes dans lesquels il intervient comme intermédiaire. Le courtier se charge de la mise en rapport des producteurs ou vendeurs avec des négociants. Lorsqu’une transaction en découle il établit une confirmation de vente qui lui ouvre droit à une rémunération de courtage.

Cette rémunération est fixée par les syndicats intéressés. A Bordeaux elle est par exemple de 2%.

Pour éviter les conflits d’intérêts, un certain nombre de professions ne sont pas cumulables avec l’activité de courtier en vins : employé de négociant en vin, restaurateur, fonctionnaires, vinificateur, transporteur…

Les profils recherchés varient en fonction des produits et des marchés, mais c’est avant tout un métier de passionné. Avec le dynamisme du marché international, parler plusieurs langues peut faire partie des atouts recherchés.

Courtier en assurances

Conseil auprès de sa clientèle, le courtier en assurances a pour mission de lui procurer les meilleures offres du marché. Son travail consiste donc à bien appréhender la demande et d’y répondre en démarchant et en négociant les offres les plus compétitives auprès des compagnies d’assurances. C’est une activité le plus souvent autonome ou exercée dans de petites structures. Le courtier est indépendant des compagnies d’assurances. Accessible avec un DUT Juridique, un BTS assurance, ou DEUST banque, cette profession est régie par l’obtention d’une carte professionnelle. Cette carte est délivrée suite à un stage d’un minimum de 150h en assurance. Le courtier en assurances débute généralement sa carrière en cabinet. A la tête de son entreprise il gagne généralement plus de 70 000€ brut par an.


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