Catastrophes naturelles : 175 milliards de dégâts, 71 % non remboursés

29 %
Seulement 29 % des contrats d'assurance ont couvert les catastrophes
naturelles de 2016.

Comme chaque année, le temps est venu de faire les comptes et l’assureur Munich Ré s’y colle pour les catastrophes naturelles de 2016. Ce fut une année record en termes de dégâts économiques puisqu’il s’agit de la plus grosse somme depuis 2012 et que l’augmentation, par rapport à 2015, dépasse les 70 milliards de dollars. Surtout, une bonne partie n’est pas remboursée.

175 milliards de dollars : le coût des catastrophes en 2016

La somme est vertigineuse : 175 milliards de dollars. Ce sont les sommes qui ont été perdues à la suite de catastrophes naturelles partout dans le monde. En 2015 seulement 103 milliards de dollars avaient ainsi été perdus et cette somme atteint presque celle de 2012, 180 milliards de dollars. Depuis cette année-là, les catastrophes naturelles n’avaient plus coûté aussi cher.

Entre les inondations en Chine et, par exemple, le tremblement de terre en Italie, les chiffres ont explosé mais, malheureusement, bon nombre de contrats ne couvraient pas les dommages subis. Swiss Ré estime que seulement 1 % des contrats d’assurance des habitations frappées par le tremblement de terre en Italie comprenaient ce type de catastrophe, laissant 99 % des victimes sans possibilité de récupérer leur argent.

Moins d’un tiers des sommes seront remboursées

Si l’année a été rude, les assureurs peuvent se frotter les mains : ils ne débourseront pas 175 milliards de dollars, loin de là. En fait, selon Swiss Ré, seulement 29 % des sommes sont couvertes pour les dégâts subits, soit environ 50 milliards d’euros.

Les inondations en Chine, qui ont coûté 31 milliards de dollars, ne seront couvertes qu’à 20 %, par exemple, et dans les pays en voie de développement la situation est similaire un peu partout. Malheureusement, il semblerait que ce soient les privés et les entreprises qui ne prennent pas à coeur leur assurance : les sociétés, elles, appellent régulièrement à ce que les contrats soient plus étoffés mais le dernier mot reste au client qui peut choisir, ou non, sa couverture.


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