Covid-19 : plus de 33 milliards d'euros consacrés au chômage partiel

22 %
Dans le secteur de l'hébergement et de la restauration, la part de
salariés placés en activité partielle atteint 22%.

Pour lutter contre le licenciement, l'activité partielle est de nouveau très largement aidée par le gouvernement. Depuis le début du premier confinement en mars 2020, se sont 33 milliards d'euros qui ont été injectés dans le dispositif du chômage partiel.

33 milliards d'euros depuis le mois de mars 2020

Le « Quoi qu'il en coûte » d'Emmanuel Macron résonne au moment de faire les comptes. 30 milliards d'euros de budget ont été alloués au dispositif du chômage partiel depuis le premier confinement de mars 2020. Le probable prolongement du second confinement durant le mois de décembre 2020, devrait augmenter la facture de 3,2 milliards d'euros supplémentaires.

Le nombre de salariés placé en chômage partiel est largement inférieur à celui du premier confinement durant lequel le pic avait été atteint en avril 2020 avec 8,8 millions de salariés en chômage partiel. Ce nombre était redescendu à un million au mois de septembre. Pour ce second confinement, le gouvernement estime que 3 millions de salariés en équivalent de temps plein seront placés en chômage partiel au mois de novembre, un chiffre qui ramener au nombre de salariés sans équivalent temps plein pourrait doubler.

Des secteurs plus ou moins impactés par le dispositif

Sur ces neuf premiers mois, le dispositif aura donc coûté plus de 33 milliards d'euros, la fraude largement traquée par le ministère du Travail représente moins de 1% des cas. Les secteurs ne sont pas tous impactés de la même manière par le chômage partiel. Dans le secteur de l'hébergement et de la restauration, la part de salariés placés en activité partielle atteint 22%, contre 11% dans le secteur de la fabrication de matériels de transport et 7% dans le milieu de l'agriculture, de la sylviculture et de la pêche.

Le dispositif du chômage partiel permet au salarié de toucher 70% de sa rémunération brute et à l'employeur d'être remboursé à hauteur de 85% de cette indemnité par l'État et l'Unédic. Une entreprise en difficulté est éligible au chromage partiel pour une durée de douze mois, renouvelables.


A découvrir