Covid-19, une crise pour les services avant tout: premières évidences graphiques

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Le PMI français pour le mois de mars 2020 s'est établi à 29, alors que
le consensus des analystes était à 40.

La paralysie de l'activité consécutive aux pratiques de confinement des populations affecte en tout premier lieu les activités de services, au sens large : commerce, loisirs, tourisme, hôtellerie, restauration, services aux entreprises, logistique, transports, finance et immobilier, services aux particuliers.

C'est par cette caractéristique qu'elle prend un tour inédit et particulièrement inquiétant tant ces activités sont importantes dans le tissu économique (60% à 80% du PIB), concentrant notamment une large majorité de PME et d'emplois, y compris bien souvent les plus précaires. 

Les premiers indicateurs PMI publiés au Japon et en zone euro nous donnent une illustration de l'onde de choc déjà à l'oeuvre dans ces activités, plus importante à ce stade que celle enregistrée dans l'industrie qui a pu temporairement profiter des effets d'aubaine temporaires provoqués par l'arrêt des approvisionnements chinois.

Nous sommes assurément loin de l'impact provoqué à l'époque par la crise de 2008.


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Véronique Riches-Flores

Économiste, diplômée de l’Université de Paris I,  Véronique Riches-Flores dirige la société RichesFlores Research - Global Macro & Thematic Independent Research, une société de recherche économique indépendante depuis 2012, après une expérience professionnelle dans le milieu académique -Observatoire Français des Conjonctures Économiques-, et dans la banque d'investissement, en tant que chef économiste chez SG CIB -Société Générale Corporate & Investment Banking- de 1994 à 2012. Son analyse de l'environnement financier international s'assoit sur une double approche à la fois conjoncturelle et structurelle de l'économie mondiale permettant d'avoir un produit spécifiquement adapté aux besoins des professionnels de la gestion d’actifs et des grandes entreprises.