Île-de-France : l'ARS ordonne la déprogrammation de 40% des interventions

92.67 %
Actuellement 92.67% des lits de réanimation disponibles en
Île-de-France sont occupés.

La situation sanitaire se détériore en Île-de-France, si bien que l'Agence régionale de santé (ARS) a donné « l'ordre ferme » aux hôpitaux mais également aux cliniques privées de la région, de déprogrammer 40% des interventions prévues. Une décision qui doit permettre d'augmenter le nombre de lits de réanimation.

Une situation sanitaire qui se détériore

Si le gouvernement a décidé que l'Île-de-France pouvait encore se passer d'un confinement durant les week-ends, la situation sanitaire de la région se détériore petit à petit. Ainsi, lundi 8 mars 2021, 973 lits de réanimations sur 1.050 dans l'ensemble des centres hospitaliers de la région étaient occupés. Afin d'augmenter le nombre de lits, l'ARS d'Île-de-France ordonne la déprogrammation de 40% des interventions prévues dans les hôpitaux et cliniques de la région.

Le directeur de l'Agence régionale de santé d'IDF, Aurélien Rousseau, justifie cette décision par « une situation de tension très forte ». Avec cette déprogrammation de grande ampleur, il espère que le seuil de 1.577 lits de réanimation nouvellement fixé soit atteint « au cours de la semaine prochaine ».

Une décision qui s'apparente à un ordre et non pas à une demande

Le palier précédent fixé à 1.127 lits, pas encore atteint, la décision de supprimer 40% des interventions a pour but de dépasser rapidement le précédent seuil et d'atteindre le nouveau par la même occasion. Aurélien Rousseau estime que chaque jour l'Île-de-France comptabilise « 70 à 80 entrées par jour en réanimation », pour un nombre inférieur de sorties.

La décision de déprogrammer 40% des interventions ne vient en aucun cas d'une proposition ou d'une demande mais bien d'un « ordre ferme et immédiat ». La déprogrammation d'intervention met beaucoup de patients mais aussi de médecins mal à l'aise puisqu'elle s'apparente à un défaut de soin des uns au profit des autres. Ainsi, certains estiment que ce défaut de soin souhaité par l'ARS entraînera la mort de patients due à la situation sanitaire et non pas du virus en lui-même.


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