Enseignement supérieur : le Covid-19 change la donne

60 %
les étudiants mémorisent 25 à 60% plus de contenus avec
l'apprentissage en ligne.

En Europe, la pandémie de Covid-19 et les mesures de confinement associées ont obligé les universités et les établissements d’enseignement supérieur à revoir leurs méthodes pédagogiques. Dans cet article, Hartmut Kulessa, Responsable Marketing Europe chez Panasonic Visual Systems Solutions, analyse comment le secteur s’est adapté à la crise et comment la technologie pourrait permettre de pérenniser l’apprentissage mixte.

Au début de l’année 2020, un grand nombre d’universités et d’établissements d’enseignement supérieur européens prévoyaient déjà de mettre en place ou de perfectionner une offre d’e-learning pour compléter leurs formations en présentiel. Cette stratégie était alors motivée par une volonté d’attirer les étudiants internationaux et par l’intérêt de la génération Z pour un apprentissage plus flexible.

Selon les chiffres du Forum Economique Mondial, en 2019 déjà, les investissements effectués dans les l’éducation numérique s’élevaient à 18,66 milliards de dollars . La même année le Forum estimait que le marché mondial des technologies éducatives dépasserait les 350 milliards de dollars d’ici 2025. Les mesures de confinement et la fermeture des sites universitaires pour lutter contre la propagation de la pandémie ont entraîné une accélération rapide de ce processus, et les quelques 2 700 établissements d’enseignement supérieur d’Europe ont rapidement dû trouver des solutions pour accompagner 20 millions d’étudiants privés d’accès à leurs campus.

Il semble désormais évident que les mesures de distanciation sociale sont bien parties pour durer. Après s’être mobilisé rapidement pour mettre en place des solutions temporaires, le secteur de l’enseignement cherche donc à amorcer une véritable transition vers l’apprentissage mixte et à soutenir cette évolution par une solide infrastructure technologique.

Les technologies d’enseignement en ligne et d’apprentissage mixte existent déjà, et leur efficacité n’est plus à prouver. Des études démontrent ainsi que les étudiants mémorisent 25 à 60 % plus de contenus avec l’apprentissage en ligne, quand le taux de rétention en présentiel ne dépasse pas, quant à lui, les 8 à 10 %.

Ces chiffres sont surtout liés à une nette différence de rythme : l’e-learning demande 40 à 60 % de temps d’apprentissage en moins par rapport à une configuration traditionnelle, car les étudiants peuvent avancer à leur propre rythme.

Malgré ces chiffres les établissements d’enseignement supérieur se retrouvent confrontés à la résistance de certains membres du personnel enseignant et de certains étudiants. Un phénomène corroboré par un rapport de Unite Students, premier gestionnaire de logements étudiants au Royaume-Uni, au sein duquel les étudiants plébiscitent plusieurs méthodes d’enseignement différentes pour répondre à leurs besoins. Si cela ne signifie pas qu’ils rejetent l’apprentissage en ligne, ces résultats soulignent toutefois que l’éducation numérique doit être à la fois bien pensée et intuitive pour éviter de causer des frustrations.

Pour les institutions qui souhaitent mettre en place des solutions d’apprentissage mixte permanentes, quels sont les points essentiels à prendre en compte, et les technologies à ne pas manquer ? Certains éléments sont particulièrement importants :

Répondre aux besoins de TOUS les étudiants

Premier défi : permettre à un nombre suffisant d’étudiants de revenir en cours. Outre la mise en place de mesures de distanciation sociale et d’hygiène sur les campus, c’est toute l’organisation structurelle des amphithéâtres et des salles de classe qui doit être repensée pour permettre à certains étudiants d’assister aux cours en présentiel, et à d’autres d’y participer à distance en les visionnant en ligne (en direct ou non). Heureusement, il existe de nombreux outils virtuels pour revoir l’agencement des salles et choisir les équipements technologiques les plus adaptés à la distanciation sociale.

Choisir la bonne technologie visuelle

Pour satisfaire les étudiants présents sur place et ceux assistant aux cours à distance, de nombreuses universités doivent repenser leurs solutions visuelles. À condition que les exigences de visionnage et d’apprentissage s’y prêtent, les projecteurs laser peuvent offrir des images et des vidéos d’excellente qualité. Par ailleurs, les écrans tactiles professionnels, sont de précieux outils pour améliorer l’expérience d’apprentissage.

Enregistrer les contenus pédagogiques

Pour les établissements d’enseignement supérieur qui ont dû fermer brutalement leurs portes au début de la pandémie, le principal défi était de créer des contenus en ligne accessibles à distance. Les institutions qui disposaient déjà d’une solution d’enregistrement de cours partaient avec un net avantage : leurs amphithéâtres et leurs salles de cours étaient déjà équipés des technologies permettant d’enregistrer, d’éditer et de publier les contenus numériques.

Malgré les nombreux effets négatifs de la crise sanitaire, il faut noter que la pandémie a fait disparaître de nombreuses entraves qui freinaient le développement de l’apprentissage mixte. La plupart des acteurs ont constaté que leurs incertitudes et leurs craintes n’étaient pas fondées. Il faut cependant laisser le temps aux professionnels de l’enseignement pour trouver, à travers échecs et réussites, une formule optimale pour l’apprentissage mixte du futur

À travers l’Europe, la transmission des savoirs est en pleine métamorphose. Mais en utilisant les derniers outils de planification en ligne, les technologies audiovisuelles et les solutions d’enregistrement de cours, les universités peuvent préserver la qualité de leurs formations – et peut-être gagner en adaptabilité et en accessibilité, en misant sur l’apprentissage mixte.


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