Arnaque : non, la CPAM ne veut pas vous rembourser 642 euros

642 EUROS
Un SMS frauduleux annonce un remboursement de 642 euros.

Les campagnes de phishing se suivent et se ressemblent en ce début d’année 2022 en France. Après l’arnaque visant les clients Free Mobile et prétextant une activité suspecte sur le compte, en voilà une autre qui joue la carte de l’argent : la CPAM vous contacte pour vous rembourser plus de 600 euros ! Une belle petite somme… qui n’existe malheureusement pas.

SMS frauduleux aux dépends de la CPAM

Paris Normandie révèle, le 5 janvier 2022, cette nouvelle arnaque : des victimes potentielles auraient reçu un SMS prétextant provenir de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie). Un SMS qui pourrait être une bonne nouvelle, s’il était vrai : « après les derniers calculs pour l’exercice de votre activité, nous vous informons que vous avez un remboursement de 642 euros ».

Comme toujours, le SMS s’accompagne d’un lien sur lequel les pirates espèrent que vous allez cliquer. Ce lien demande en effet d’insérer ses coordonnées personnelles et, surtout, bancaires, afin que le virement soit réalisé. Or, ce ne sera pas le cas.

Ne jamais donner ses coordonnées bancaires

Naturellement, il ne faut pas cliquer sur ce type de lien et encore moins insérer des coordonnées bancaires sur des sites dont on n’est pas certain de la sécurité. Mais dans le cas de CPAM, la demande paraît même absurde : l’Assurance Maladie dispose déjà de vos coordonnées bancaires pour réaliser les remboursements de soins, ou à défaut vous envoie un chèque. En aucun cas, des coordonnées bancaires pour un remboursement bien précis ne seront demandées.

Si vous avez reçu ce SMS, n’y répondez pas. Le cas échéant, en cas de doute, il suffira d’appeler la CPAM pour qu’un conseiller vous confirme ou infirme l’information et le remboursement, et vous donne la marche à suivre.

Dans le cas où des coordonnées bancaires auraient été insérées sur des sites frauduleux de ce type, il convient toujours de contacter sa banque afin qu’un contrôle soit réalisé sur les flux et que les paiements suspects soient bloqués.


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