250.000 emplois de plus en France

1,9 %
Le chômage en catégorie A en France au deuxième trimestre 2019 a
baissé de 1,9%.

Ça ne suffira pas à réduire de manière conséquente le chômage, mais c’est une bonne nouvelle pour le pays : le nombre d’emplois augmente, ce qui signifie que l’économie est en bonne santé. Selon l’Insee, qui publie ses statistiques officielles pour le troisième trimestre 2019, tous les secteurs sont concernés par cette hausse.

Emploi : une hausse de 1% sur un an dans le privé

L’Insee publie, mardi 10 décembre 2019, les données sur les créations d’emplois au troisième trimestre 2019. Par rapport au troisième trimestre 2018, 231.000 postes ont été créés dans le privé et 27.700 dans le public. Le secteur privé a donc connu une augmentation de 1% du nombre d’emplois.
Une création en hausse de manière continue : 0,2% d’emplois de plus en France, entre le deuxième trimestre 2019 et le troisième, toujours dans le secteur privé, soit 33.700 créations nettes de postes.

Sans surprise, c’est le secteur marchand, le tertiaire, qui crée le plus d’emplois : 167.500 créations nettes sur un an, suivi de la construction (42.200 créations en un an) et de l’industrie (17.400).

Suffisant pour faire réduire le chômage ?

Ces créations d’emplois sont d’autant plus une bonne nouvelle qu’elles permettent, en théorie, de réduire le chômage en France… si toutefois les postes sont pourvus.

En effet, selon les projections de l’Insee, la France devrait connaître une augmentation de 45.000 actifs chaque année entre 2015 et 2070. Dans le cas présent, il y a donc, pour le troisième trimestre 2019, un excédent de plus de 180.000 emplois à disposition des chômeurs (le gouvernement ayant tendance à vouloir réduire le nombre d'emplois dans la fonction publique).

Néanmoins, selon les dernières données du gouvernement datant du deuxième trimestre 2019, on compte plus de 5,5 millions de chômeurs toutes catégories confondues, dont 3,37 millions dans la seule catégorie A. Au rythme de 180.000 créations d’emplois nettes par an à disposition des chômeurs, et en supposant que ces postes soient intégralement occupés, il faudra une trentaine d’années pour réduire à néant le chômage.


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