L'entrepreneuriat au coeur des territoires

30 %
Alors que plus de 30% des Français disent vouloir se lancer dans
l'entrepreneuriat, l'accompagnement fait défaut en France.

Environ 30 % des Français disent avoir envie d'entreprendre, c'est beaucoup. Près de 2 millions s'engagent dans des démarches relatives à la mise en œuvre de leur projet, sans pour autant le concrétiser, c'est conséquent !


Chaque année, des initiatives économiques, des activités et des TPE voient le jour. Ces projets, porteurs de sens pour les personnes autant que pour le système économique, réintroduisent des objectifs sociaux, environnementaux ou territoriaux, et intègrent ainsi l'intérêt général au cœur de l'économique.

Notre société devrait valoriser ces porteurs d'idées, de projets et développer l'accès aux lieux d'accueil et d'écoute pour tous. Beaucoup ont des projets mais n'ont pas forcément conscience de leur capacité à entreprendre. Il s'agit donc de les aider à aller au bout de leur démarche et d'augmenter ainsi le nombre de créations ou de reprises d'entreprise au regard du nombre de porteurs potentiels.

Pour cela, il serait marquant d'adopter une démarche volontariste en lançant, par exemple, un Appel à projets national permanent, en allant au devant des porteurs pour promouvoir « l'esprit d'entreprendre » en France et ce, dès l'école.

En effet, le système éducatif et la culture française ne mettent pas suffisamment en valeur l'entrepreneuriat. Il est donc essentiel de pouvoir en parler, de susciter de réelles vocations et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que ceux qui créent ne soient plus isolés. L'esprit d'entreprendre doit être du domaine public, il faut donc l'insuffler partout où l'on peut (lycées, universités, grandes écoles).

L'accès à un Bilan de Compétences Entrepreneuriales, quel que soit le statut social des porteurs de projet, permettrait de révéler de nouveaux profils d'entrepreneurs.
La fragilité des porteurs de projets est le plus souvent liée à leur isolement et à leur méconnaissance de l'écosystème. C'est là que se joue le rôle des réseaux de soutien à la création et au financement afin d'éviter les écueils classiques de la création d'entreprise. Pour mémoire, le Réseau national d'appui aux entrepreneurs BGE reçoit chaque année 100 000 porteurs de projets dans toute la France. En accompagnant et en formant les futurs entrepreneurs dans toutes les étapes de l'analyse du marché, de l'étude de la rentabilité, dans l'élaboration de leur stratégie en accord avec les moyens et l'environnement, dans la réalisation de leur plan d'affaires jusqu'au choix de leur statut juridique, le financement et la garantie de leurs projets par les réseaux dédiés se réalisent ainsi très logiquement. L'objectif est de leur donner les moyens nécessaires à leur réussite et à leur autonomie.

Si la majorité de ces entreprises qui se créent sont des TPE, une part d'entre elles vont devenir de futures ETI. C'est pourquoi, il est essentiel de soutenir leur pérennisation et leur développement en participant à des clubs d'entrepreneurs et en accédant à un suivi personnalisé qui intègre des conseils et une formation individuelle dans les différents domaines du pilotage de leur entreprise.

Les idées nouvelles et originales portées par ces entrepreneurs sont enthousiasmantes. A partir des nouvelles technologies bien sûr, mais également dans des filières nouvelles porteuses d'emplois comme le développement durable, le commerce équitable, les services innovants liés à la mobilité, etc.

Pour être efficace, l'ensemble de cette démarche doit s'appuyer sur un large partenariat entre les acteurs privés et publics, soucieux de développer et d'accompagner des initiatives créatrices d'emplois et de lien social qui présentent un réel potentiel économique pour la France.


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