Crise de la Covid-19 : des professions interdites de crédit immobilier ?

37 %
37% des dossiers refusés par les banques début septembre 2020 étaient
des primo-accédants.

Depuis début janvier 2020, à la suite de l'entrée en vigueur des nouvelles préconisations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HSCF), mais surtout depuis la crise sanitaire et la crise économique qui s'ensuit, les banques ont serré la vis sur l'octroi de crédits immobiliers… alors que les taux d'intérêts sont toujours très bas. Mais selon Europe 1, le tri des dossiers se fait aussi en fonction de la profession.

Des secteurs très touchés par la crise… sont interdits de crédit immobilier

Le crédit immobilier n'étant pas un droit en France, les banques peuvent faire à peu près ce qu'elles veulent. Théoriquement, même si c'est improbable, Bernard Arnault en personne pourrait se voir refuser un crédit immobilier de quelques dizaines de milliers d'euros. Et si lui le peut, imaginez le commun des mortels…

D'autant plus que les banques, avec des taux d'intérêts très bas, ne gagnent quasiment plus rien sur les crédits immobiliers : la prise de risque doit donc être maîtrisée… et cela pénalise certaines professions. Très précisément les mêmes professions qui ont été le plus touchées par la crise de la Covid-19 : la restauration ou encore l'événementiel.

Les banques confirment un tri des dossiers par profession

Europe 1 a donc enquêté sur cette affaire et a pu confirmer les faits auprès, tout simplement, du directeur général de LCL : « Il y a des secteurs qui souffrent, les transports souffrent, tout ce qui est événementiel souffre aussi. Donc évidemment, on est un peu plus regardants sur ce type de dossier », a déclaré à la radio Michel Mathieu. Ce dernier ne dit pas que les refus sont systématiques, mais il fait comprendre qu'obtenir un crédit immobilier pour ces professions devient encore plus compliqué qu'avant.

La raison est simple et logique : ces secteurs sont en pleine crise et la situation sanitaire en France, avec une pandémie qui s'accélère depuis début septembre 2020, ne permet pas de prévoir si le demandeur aura, ou non, encore un emploi… dans quelques mois seulement. La banque ne veut donc pas prendre le risque de se retrouver avec un crédit impayé… et préfère donc ne pas le donner.


A découvrir