Crédits immobiliers : les taux continuent à rester bas

1,46 %
Après 3,22 % en décembre 2012, le taux moyen pour un crédit immobilier
s'établit aujourd'hui à 1,46 %.

Après 1,51 % en décembre 2017, le taux moyen sur les crédits immobiliers s’établit à seulement 1,46 % en mai 2018, révèle la dernière édition de l’Observatoire Crédit Logement/CSA.

En manque d’emprunteurs, les banques baissent les taux

Le mois de mai 2018 aurait pu entrer dans l’histoire comme celui des taux les plus bas jamais observés ces cinq dernières années, si on n’avait pas vu 1,33 % en décembre 2016. Mais hormis cette parenthèse, le constat reste : rarement les taux se sont autant rapprochés du plancher. Après 3,22 % en décembre 2012, les banques proposaient 2,38 % en moyenne en décembre 2014, 2,20 % en décembre 2015 et 1,33 % en décembre 2016, avant de faire repartie les taux à la hausse, avec 1,51 % en décembre 2017. Mais sous l’influence de plusieurs facteurs, une nouvelle baisse ne s’est pas fait attendre. En mai 2018, le taux moyen se situe donc à 1,46 %.

Pourquoi donc cette baisse ? Pour le comprendre, il faut regarder les deux chiffres suivants : sur un an, les banques ont enregistré une chute de 10,7 % du nombre de crédits octroyés. Leur montant a baissé de 5,3 %. Dégradation des soutiens publics à la primo accession à la propriété d’une part, dégradation de la solvabilité des clients d’autres part, la demande s’est effondrée ces derniers mois. En d’autres mots, les banques peinent à attirer des clients, elles ont donc besoin que montrer aux emprunteurs potentiels que c’est le moment ou jamais de souscrire un crédit.

Une inflation en hausse, une bonne nouvelle pour les emprunteurs

Mais contrairement à la tendance que l’on observe, en réalité le moment est très opportun pour souscrire un prêt. En la matière, il ne faut pas hésiter à faire jouer la concurrence, d’autant plus qu’il n’est même pas nécessaire de se lever pour simuler un crédit en ligne. Et ce serait une erreur de ne pas se dépêcher d’autant plus que l’inflation est repartie à la hausse ces derniers mois. Elle a atteint 2 % en année glissante, et certaines prévisions envisagent qu’elle puisse dépasser 2,4 % à l’été 2018.

Pourquoi comparer ces deux chiffres ? Tout simplement parce que la situation est en effet inédite. Il est donc possible d’emprunter à un taux nettement inférieur à celui de l’inflation, ce qui fait que tous les ans, le poids de votre emprunt sera moins lourd. Les mensualités resteront fixes, quand, pendant ce temps, les revenus vont augmenter, toujours grâce à l’inflation. Et même si les prix de l’immobilier sont malheureusement à des niveaux historiquement élevés, il donc possible d’atténuer quelque peu ce phénomène en mettant à profit cette hausse de l’inflation.


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