Crise du coronavirus : vers une accélération de l'inflation ?

2,8 %
En 2008, la France a connu une inflation de 2,8%.

Il est un mot dont nous n'avons pas beaucoup parlé depuis le début de cette crise, mais qu’il va falloir sans doute s’habituer à entendre régulièrement. C’est le mot “inflation”.  

Vers une nouvelle accélération de l'inflation

L’inflation, petit rappel pour ceux qui ont oublié, ou ne l’ont jamais connue, c’est la hausse des prix des produits et des services. En 1980, il y a tout juste 40 ans, elle dépassait 13% par an. Cela veut dire qu’un produit ou un service facturé 100 francs en début d’année en coutait 13 de plus en décembre. En 2008, lors de la crise des subprimes, la France avait connu une petite poussée inflationniste, de près de 3%, puis la poussée de fièvre s’était calmée.  

Mais cette fois, c’est une autre histoire. L’argent injecté dans le système par les États, et derrière, les banques centrales, atteint des niveaux inégalés depuis la guerre. Par ailleurs, la pénurie que vous constatez par vous-même sur certains produits, et qui risque de durer, est un facteur naturel d’inflation.

Des dettes allégées

Mais comme nous sommes aussi là pour vous apprendre des choses et vous donner des conseils, sachez que l’inflation a un avantage connu : celui d’alléger le poids des dettes. Si vous avez des crédits sur le dos, et que le taux d’inflation dépasse le taux d’intérêt de votre crédit, alors, votre crédit devient gratuit.

Vous ne remboursez plus que du capital. Et si l’inflation accélère, elle allège aussi le poids de la dette. Si une inflation de 13% par an est peu probable demain en Europe, en revanche, une petite poussée de fievre de 2,3, peut-être de 5%, n’aurait rien d’étonnant. 

Cette illustration a été réalisée par Your-Comics, agence graphisme Paris


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).