Crise sanitaire : le point sur le coût des transports

10 euros
Les billets d'avion à 10 euros ne sont plus envisageables dans le
monde d'après.

On le sait, le coût du transport est une vraie préoccupation pour beaucoup d’entre nous. Voici, à date, ce que l’on peut dire sur le sujet. 

Le prix du carburant remonte

La voiture d’abord : après une chute vertigineuse des prix du baril de pétrole brut, le prix du carburant à la pompe s’est approché du seuil des 1 euro le litre pour le diesel tout au moins, puis, est remonté ces dernières semaines. Pour l’instant, rien ne dit que le prix du carburant pour automobiles risque de connaître une nouvelle flambée. Croisons les doigts.

Côté train, la SNCF vient de le promettre : aucune augmentation de prix, que ce soit pour les trains régionaux, les abonnements, que les TGV et Intercités, n’est prévue pour cette année. Malgré les énormes pertes de la compagnie à cause des grèves, puis du confinement, ce n’est pas cette année que les passagers en payeront la facture.

Un tournant pour l'aérien

L’avion, enfin : le secrétaire d’État aux Transports a dit la semaine dernière, avant la démission du gouvernement, que « les billets d’avion à 10 euros, ce n’était plus possible ». Le problème c’est que pour le transport aérien, nous sommes encore dans un marché concurrentiel, très concurrentiel même, où le pouvoir de l’État français est limité. Bien au contraire, il semble clair que les compagnies low-cost vont continuer à proposer des billets d’avion à 10, 20 ou 30 euros, pour des déplacements en Europe. Parce qu’elles le peuvent. Parce que les pays qui ont besoin du tourisme vont le favoriser. Parce que les règles européennes le permettent.

Et pour aller plus loin, et bien là encore, des compagnies, comme celles du Golfe, cassent les prix, et vont continuer à casser les prix. Aller à Bali aller-retour pour 400 euros, ou à New-York pour 300, cela devrait être encore possible pendant quelques années. En revanche, il y aura moins de vols, c’est une certitude, et aussi, moins de compagnies aériennes, certaines vont disparaître.


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).