La croissance allemande en panne

0,1 %
L'économie allemande a essuyé une contraction de 0,1% de sa croissance
au deuxième trimestre.

L'Allemagne est entrée dans une période de turbulences. La première économie européenne a subi une baisse de sa croissance au second trimestre, après un rebond en début d'année.

L'économie allemande, fortement dépendante des échanges commerciaux internationaux, a essuyé une contraction de sa croissance au deuxième trimestre : elle s'établit à -0,1%, après un rebond enregistré durant les trois premiers mois de l'année (+0,4%). Si l'Allemagne devait subir un nouveau trimestre consécutif de baisse, alors le pays entrerait dans une récession technique, ce qui avait d'ailleurs failli se passer au deuxième semestre 2018… Ce chiffre au deuxième trimestre contraste avec celui de la France qui, sur la même période, a bénéficié d'une progression de son PIB, certes modeste, de 0,2%. Le Royaume-Uni de son côté a fait face à une contraction encore plus importante que l'Allemagne avec -0,2% de croissance.

Vers une récession technique ?

Parmi les raisons pour lesquelles la machine économique allemande, d'habitude si bien huilée, a été en panne au deuxième trimestre : le recul net des commandes de machines-outils, de 22%. Plus globalement, les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, le Brexit avec les incertitudes liées au divorce entre Londres et Bruxelles, ainsi que le secteur automobile en difficulté expliquent le coup de mou de la croissance outre-Rhin. Le pays doit sa santé de fer aux exportations, or quand celles-ci sont en recul, c'est une bonne partie de l'industrie qui se grippe.

Pas de plan de relance

L'activité en berne relance le débat sur l'hypothèse d'un plan de relance des pouvoirs publics. Le gouvernement devrait alors recourir à la dette pour stimuler la croissance, mais dans un pays qui a érigé le zéro déficit en religion, la pilule a du mal à passer. Même si les excédents budgétaires sont toujours au rendez-vous, tout comme la consommation interne. Angela Merkel a évoqué une « phase difficile » pour l'économie allemande, sans toutefois annoncer de « paquet conjoncturel ».


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