La croissance française devrait être plus forte que prévue en 2021

7,2 %
La consommation des ménages français a chuté de 7,2% en 2020

En juillet 2021, l’Insee estimait la reprise économique française en croissance de 6%, désormais, en septembre 2021, l'Institut national des statistiques et de études économiques s’attend à une croissance de 6,25% pour l'année 2021.

Une croissance supérieure aux prévisions du gouvernement

La nouvelle prévision de l’Insee en septembre 2021 est supérieure à celle du gouvernement qui estime de son côté une augmentation de 6% du PIB après une chute de 8% en 2020. Pour Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l’Insee, cette hausse des estimations de la croissance résulte que malgré une quatrième vague de l’épidémie de Covid19 « la reprise s’est poursuivie ». Il y a également eu une augmentation du nombre d'emplois au premier semestre 2021 dépassant son niveau d'avant crise fin 2019. 

Le pass sanitaire n’aurait que « modérément affecté » les cinémas, les lieux de loisirs et les centres commerciaux. Les restaurants quant à eux ont été un peu plus touchés, selon l’Insee, que les autres secteurs où le pass sanitaire est obligatoire. Toujours selon l’Insee, l’amplification de la vaccination devrait soutenir la reprise économiques dans les secteurs soumis au pass sanitaire.

Une croissance difficile pour certains secteurs

A plus de 10% en dessous de son niveau d’avant crise, le secteur de l’hôtellerie-restauration a tout de même retrouvé un niveau d’activité fort durant l’été 2021 mais continue de souffrir des conséquences de la pandémie. Le faible nombre de touristes étrangers en France et la réduction des voyages d’affaires ont fait chuter le secteur et l’incertitude plane sur la date de la reprise.

Pour l’Insee, la consommation des ménages devrait rattraper son niveau d’avant crise avant la fin de l’année 2021 avec un rebond de 4,5% en 2021 après une chute de 7,2% en 2020. « Nous ne faisons pas l'hypothèse que la sur-épargne accumulée par les ménages depuis le début de la crise sanitaire sera consommée à très court terme, indique Julien Pouget. En revanche, en fin d'année, leur taux d'épargne pourrait revenir à son niveau d'avant-crise, soit autour de 15 %. » L’Insee prévoit également deux autres scénarios possibles pour la croissance française. Un négatif, où la France subirait le choc de nouvelles perturbations liées à de nouvelles vagues de l’épidémie en Chine et aux Etats-Unis. L’autre positif, où les difficultés d’approvisionnement de l’industrie seraient rapidement absorbées. Dans ce cas, là, la prévision actuelle de 6,25% pourrait être dépassée.

 


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