La croissance en France plombée par le coronavirus ?

5 %
La Chine pourrait n'avoir découvert que 5% des cas de coronavirus.

64.000 cas confirmés, 1.383 décès et 6.800 guérisons… les chiffres du coronavirus sont inquiétants alors que l’épidémie est loin d’être passée. L’impact sur la croissance en France, lié à l’impact sur la croissance mondiale, risque d’être important… d’autant plus que le pic épidémique n’est pas encore derrière nous.

Le Covid a déjà coûté 0,1% de croissance à la France

L’information est officielle et c’est une petite bombe lâchée par Bruno Le Maire jeudi 13 février 2020 sur BFM TV : « si on estime que le pic est atteint ou près d'être atteint, l'impact sur la croissance chinoise sera de l'ordre d'un point sur l'année. Ce qui voudrait dire 0,1 point de croissance en moins pour la France. C'est notre évaluation. » C’est simple, clair et précis : la croissance a déjà été plombée par le coronavirus.

Mais ce que le gouvernement dit également c’est que ça pourrait être pire, surtout si la situation ne s’améliore pas. Or, selon les spécialistes, elle ne devrait pas s’améliorer de sitôt. Le « pic épidémique » dont parle le ministre de l’Economie n’est ni passé ni bientôt atteint... il est attendu pour fin avril ou mai.

Le Covid-19 : première pandémie du 21ème siècle ?

La souche Covid-19 qui cause l’épidémie en Chine pourrait devenir la première pandémie du 21ème siècle. « L’évolution de cette épidémie reste imprévisible » a déclaré mercredi 12 février 2020 dans la soirée le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanon Ghebreyesus. Et, d’une manière générale, les spécialistes sont concordes : nous sommes peut-être face à la première pandémie du nouveau millénaire.

Les foyers se multiplient un peu partout et il reste la question des porteurs asymptomatiques : sont-ils contagieux ? Car ces derniers ne peuvent être décelés par les techniques mises en place pour une détection à grande échelle comme le contrôle de la température : ils n’ont pas de fièvre. Seul un test sanguin permet de déceler le virus.

« Le nombre de cas déclarés n’est que la partie immergée de l’iceberg, en particulier en Chine où ils ne détectent probablement que 5% des cas. Je pense que nous sommes au début d’une pandémie » a déclaré à la BBC le professeur Neil Ferguson, directeur du centre d’analyse des maladies infectieuses à l’Imperial College de Londres.

Le taux de mortalité, d’ailleurs, reste un mystère : si les chiffres officiels avancent 2%, ce qui reste très faible, pour l’Imperial College on serait plutôt aux alentours de 18%. Ce n’est pas que la croissance française qui va en prendre un coup...


A découvrir