Darmanin demande aux Français d'aider les entreprises

3,2 MILLIARDS €
La suppression de l'ISF a coûté 3,2 milliards d'euros par an à l'Etat.

Après Bruno Le Maire et son « capitalisme respectueux des personnes », ce qui est au mieux du socialisme, au pire un oxymore, Gérald Darmanin a lancé une plateforme de récolte de dons adressée aux Français… pour aider les entreprises.

Faire appel à la « solidarité nationale »

Sur Twitter, le 30 mars 2020 à 20 heures 23, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, a annoncé la création d’une « plateforme de dons » qui permettra « à tous ceux qui le peuvent, particuliers ou entreprises, d’apporter leur contribution à l’effort de solidarité de la nation envers les plus touchés ». En soi, l’idée n’est pas absurde… mais, forcément, elle interroge.

Le gouvernement va donc demander aux particuliers et aux entreprises d’aider les entreprises, et donc leurs salariés, à surmonter la crise. On peut supposer que l’appel s’adresse aux particuliers les plus riches ainsi qu’aux grandes entreprises, car on verrait mal les petites entreprises durement touchées ou qui ont tout simplement fermé avoir de quoi aider les autres ni les salariés qui se retrouvent au chômage partiel donc avec un revenu mensuel réduit.

Gérald Darmanin découvrit le communisme…

Ce que propose Gérald Darmanin est… de la répartition de richesse. Soit tout l’inverse d’une politique ultralibérale. Après le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui prend un tournant à gauche en demandant un capitalisme responsable et respectueux, c’est Gérald Darmanin qui vire vers le communisme.

Demander aux riches de donner aux pauvres, c’est exactement la répartition de richesse que demandent de nombreuses ONG depuis des années. Or, ce n’est pas la politique d’Emmanuel Macron qui a supprimé l’ISF et baissé les APL.

Pas sûr, toutefois, que cette solidarité va être écoutée par la majorité de la population… pour de nombreux Français, en tout cas dans les quelque milliers de commentaires sous le tweet du ministre, c’est le rôle de l’État que de soutenir les entreprises. Ils pointent du doigt les coupes budgétaires, les cadeaux fiscaux et, bien évidemment, la suppression de l’ISF qui continue d’être la mesure la moins populaire du président de la République.


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