Les défaillances d'entreprises ralentissent en Ile-de-France

18 500
18 500 emplois se trouvaient dans les entreprises concernées par une
procédure de sauvegarde ou un redressement judiciaire entre mai 2017
et juin 2018.

Après un pic début 2016, le nombre de liquidations judicaires ne cesse de diminuer en Ile-de-France. Au 1er mai 2018, les ouvertures de procédures de sauvegarde s’établissent à 30% en-dessous du pic historique de 1993 et à 9% en-dessous du pic de 2009, apprend-on du dernier bilan de la CCI Paris Ile-de-France.

Dépôts de bilan : 9 000 emplois ont été détruits en 12 mois en Ile-de-France

Des dépôts de bilan à n’en plus finir ? La série noire semble enfin terminée ! Au plan national, les ouvertures de procédures de sauvegarde se situent désormais à 17% en-dessous de leur niveau de 1993 et à 16% en-dessous de celui de 2009. Sur un an, la baisse a été de 7% en moyenne nationale, mais de seulement 2,5% dans la région Ile-de-France. Cette moindre vitalité (ou en tout cas cette moindre remise de la crise) des entreprises franciliennes est significative dans la mesure où la région Ile-de-France représente 30% du PIB métropolitain.

Et les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là pour la région Ile-de-France. Bien que le nombre de procédures de sauvegarde soit en baisse, le nombre d’emplois touchés dans le cadre de ces procédures collectives est en hausse : sur 12 mois, 9 000 salariés ont perdu immédiatement leurs emplois, et 18 500 autres emplois (+66% sur 12 mois) se trouvaient dans les entreprises concernées par une procédure de sauvegarde ou un redressement judiciaire.

Un contexte national mitigé et incertain

Globalement, la CCI Paris Ile-de-France note un regain d’attractivité de l’économie française et une hausse des investissements étrangers (le Brexit aidant), une augmentation des créations d’entreprises au 1er trimestre malgré une stabilisation au mois d’avril 2018, une accélération du volume des ventes dans le commerce de détail, une hausse du salaire moyen et une diminution très significative des demandes de délais adressées à l'URSSAF par les très petites entreprises.

Mais tout n’est pas rose pour autant. Des menaces de tensions protectionnistes en provenance des États-Unis planent sur la France, la croissance est en retrait dans la zone euro, elle ralentit également en France au 1er trimestre 2018. Le moral des patrons de PME-ETI se tasse, la consommation des ménages recule, les prix à la consommation augmentent, de même que les prix du pétrole. Une légère remontée du taux de chômage et une diminution de l’emploi salarié sont également enregistrées au 1er trimestre 2018.


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