Les défis qui attendent Benjamin Smith à Air France-KLM

4 MILLIONS
La rémunération de Benjamin Smith pourrait dépasser les 4 millions
d'euros.

C'est ce lundi 17 septembre que Benjamin Smith, l'ex-numéro 2 d'Air Canada, devient le nouveau directeur général d'Air France-KLM. Il devra relever de nombreux défis, à commencer par celui des négociations salariales.

À 46 ans, Benjamin Smith aime manifestement relever les défis de taille. À Air Canada, il a obtenu la paix sociale et il est parvenu à développer la compagnie aérienne. La direction d'Air France-KLM, qui l'a nommé le 16 août, souhaite certainement que le nouveau directeur général de l'entreprise accomplisse les mêmes exploits, à commencer par les négociations salariales avec une intersyndicale particulièrement remontée. Les syndicats, et tout particulièrement le SNPL, principale organisation chez les pilotes, poussaient une autre candidature française. Ils devront faire avec « Ben » Smith…

Intersyndicale remontée

L'intersyndicale avait même menacé un temps de lancer un arrêt de travail pour « accueillir » le directeur général… Finalement, cela ne sera pas le cas. Mais Benjamin Smith est prévenu : il lui faudra renouer le fil du dialogue avec des syndicats, qui exigent toujours une hausse générale et immédiate de 5,1% des salaires, ce qui alourdira les coûts structurels de l'entreprise de 200 millions d'euros. Une gageure, alors que le groupe a essuyé quatre années de mouvements sociaux ayant représenté un manque à gagner d'un milliard d'euros.

Redresser Air France-KLM

Si Benjamin Smith parvient à franchir cet obstacle, les difficultés ne sont pas terminées, loin de là. Il devra ensuite faire en sorte de replacer Air France-KLM sur le radar du transport aérien mondial. Un défi de taille, alors que le groupe aérien ne parvient pas à mettre au point une stratégie « low cost » à même de rivaliser avec une concurrence très affûtée.


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