El Khomri : la "dégressivité des allocs" est une "piste" étudiée

57 %
L'ARE ne peut pas être inférieure à 57% du salaire journalier de
référence.

Durant le mois de février 2016 le gouvernement et les partenaires sociaux vont devoir renégocier la convention sur l'assurance-chômage. L'actuelle se termine en juillet 2016 et c'est l'occasion de changer les règles pour faire baisser la dette du régime des allocations. Une des pistes de plus en plus étudiées est la "dégressivité des allocations chômage" et même Myriam El Khomri y serait favorable.

29,4 milliards de dette de l'assurance chômage

L'explosion du nombre de chômeurs depuis l'élection de François Hollande (mais surtout depuis la crise économique) ont mathématiquement augmenté les sommes versées dans le cadre des allocations chômage. Fin 2016, selon les calculs, le régime pourrait atteindre la dette record de 29,4 milliards d'euros.

Dans sa recherche d'économies d'échelle, mais ne réussissant pas à faire baisser le chômage durablement, le gouvernement n'a donc d'autres moyens viables que d'utiliser la renégociation de la convention en vigueur. Cette renégociation se fera en février 2016 pour une application en juillet. Et la dégressivité des allocations chômage fait partie des pistes étudiées.

Myriam El Khomri confirme que les allocs pourraient redevenir dégressives

Ce ne serait pas la première fois que le gouvernement instaure des allocations chômage dégressive. C'était le cas entre 1992 et 2001, rappelle la ministre interrogée ce dimanche 31 janvier 2016 sur BFMTV, et "d'après les études, elle n'a pas montré que ça avait joué un rôle sur les personnes les plus en difficulté".

Du coup, le gouvernement se réserve "toutes les pistes" dans le cadre de cette renégociation. "Y compris la dégressivité des allocations". Les chômeurs pourraient donc voir leur ARE "Aide au Retour à l'Emploi) être réduite sous certaines conditions de durée d'indemnisation ou bien de barème sanctionnant la recherche active d'un travail.

Une piste souvent évoquée, à droite comme à gauche, qui devrait inciter les chômeurs à retrouver un emploi sous la menace de la perte d'une partie de leur allocation.

La dégressivité imposée par le gouvernement

Mais Myriam El Khomri est allée plus loin : si le gouvernement et les partenaires sociaux ne trouveront pas d'accord lors de la renégociation, l'équipe gouvernementale "prendra des mesures" y compris "un décret".

Un manière de faire passer de force une mesure qui risque de ne pas trouver l'acclamation du public ?


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