Délégation d'assurance : les recrutements se préparent



À l’approche du 1er janvier 2018, date à laquelle l’ensemble des emprunteurs seront libres de choisir l’établissement gestionnaire de leur assurance-crédit, les courtiers en assurances cherchent à étoffer leurs équipes commerciales, tandis que les banques préparent la contre-offensive.

Les courtiers en assurances étoffent leur armée de commerciaux

Pour les banques et les professionnels de l’assurance, le 1er janvier 2018 signera l’ouverture des hostilités : à compter de cette date, tout client ayant un crédit en cours pourra demander la résiliation de son assurance emprunteur et d’en souscrite une nouvelle auprès d’un nouvel assureur. Cette évolution législative, véritable opportunité pour les clients des banques de faire des économies, constitue un véritable mal de tête pour ces dernières. Car si la grande majorité des Français ignore la possibilité qui leur sera offerte de changer d’assureur, les courtiers en assurances seront bien là pour les en informer.

Et il faut dire que les courtiers sont bien décidés à ne pas rater le coche. Dès à présent, fleurissent sur Internet des annonces de recrutement de commerciaux et de « responsables acquisition ». Sur une offre, dans la partie « Responsabilités », on peut par exemple lire : « Contact clientèle : gestion des appels, renseignements et conseils ; gestion des adhésions : contrôle, validation et enregistrement de toute nouvelle adhésion et établissement de devis ». Des mots qui en disent long sur la détermination des courtiers à mettre le paquet.

Les banques bien déterminées à conserver leurs clients

Les banques ne comptent pas être en reste et ne cachent pas leur intention de continuer à gérer ce qu’elles considèrent comme leur chasse gardée. Dans une offre mise en ligne sur le site d’une grande banque, on peut par exemple lire : « Doté(e) d'un bon relationnel, d'un esprit d'équipe et d'un tempérament de négociateur, vous déployez les moyens nécessaires pour conserver les clients ». L’annonce précise par ailleurs que le candidat devra maîtriser les techniques de vente par téléphone. Le constat est donc sans appel : les banques feront tout leur possible pour empêcher leurs clients de partir s’assurer ailleurs.

C’est d’ailleurs dans la même veine qu’à l’été 2017, la Fédération Bancaire Française (FBF) a saisi le Conseil constitutionnel pour que soit annulé l’arrêté du 14 juin 2017 modifiant l'arrêté du 29 avril 2015, qui précise le format et le contenu de la fiche standardisée d'information relative à l'assurance ayant pour objet le remboursement d'un prêt. La décision du Conseil constitutionnel est attendue pour le 11 janvier 2018 au plus tard.


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