Arrêter trop tôt de travailler a mis notre pays ; la France complètement sur la paille

17,2 MILLIARDS €
En 2025 le déficit du régime des retraites pourrait atteindre 17,2
milliards d'euros

Une idée, une croyance a encore la vie dure : Plus les seniors s’arrêtent de travailler tôt, plus il y a de la place pour les autres notamment les jeunes !! Cette perception a pu être valable du temps de nos aînés alors qu’il n’y avait aucun chômeur, que l’ANPE (Agence Nationale Pour l’Emploi) ancêtre de Pôle Emploi, n’existait pas. Il n’y avait que les Bourses du Travail.

A cette époque, à chaque départ de sénior, il y avait une embauche, voire deux, si c’étaient des jeunes. Ce qui n’est plus le cas depuis bien longtemps. Si la conjoncture est peu favorable comme cela a été le cas depuis de très nombreuses années, peu sont remplacés. C’est ainsi que l’équation salarié sur retraité n’a cessé de s’effondrer pour atteindre 1,4 au lieu de 6 pour 1 en 1945, amplifiée par l’allongement de la durée de vie.

EXPLICATION

Un salarié qui part en retraite fait perdre la valeur financière de 4 jeunes embauchés. Cela peut paraître énorme, mais c’est la cause première du chômage et pas que, et surtout celui des jeunes qui est monté jusqu’à 28%. Plus les salariés sont partis tôt, notamment avec toutes les pré-retraites, plus l’emploi a diminué et plus le chômage a augmenté. Il faut rappeler que le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi a dépassé largement les 6 millions, auquel il faut ajouter une partie importante de personnes en RSA !

Les chiffres :

1 personne qui part en retraite = 1 de salaire (de 60 ans environ)

                                                  = 1 de charges (salariées et employeur)

                                                 = 0,7 de pension payée

Soit :                                        = 2,7 de perdu 

1 jeune entre 20/25ans          = 0,40 de salaire

                                                = 0,40 de charges (S+E)

Soit                                          = 0,80

2,7 par rapport à 0,80           = 3,375   c'est à dire plus de 3 jeunes embauchés pour ne pas y perdre en PIB, pouvoir d'achat, charges, impôts...

Si l'on rajoute les pertes de pouvoir d'achat et impôts supplémentaires :

+ 35% de revenus en moins (différence salaire/pension)

+ 40% d'impôts en moins (idem)

Si l’on voulait simplement garder le même niveau de PIB, de pouvoir d’achat… il faudrait embaucher 4 jeunes (20 à 25 ans) à chaque départ de retraité pour être simplement à égalité. (Ce qui ne serait même pas suffisant pour ne plus être en dette, avec peu de chômage)

Chaque départ empêche donc, environ 4 jeunes embauchés. (Ou équivalent financièrement)

Sans parler de la perte de savoir-faire, moins mesurable.

Ce calcul n’est que partiellement valable pour les salariés du Public.

Les raisons :

Lorsque les salariés du public prennent leur retraite, ils continuent à être payés par l’état.

S’ils ne sont pas remplacés, cela diminue le coût pour l’état et empêche seulement l’embauche d’un plus jeune.


 

Autre constat : A chaque 2 salariés licenciés, 1 autre va pointer au chômage sous les 3 mois.

L’inverse est vrai dans l’autre sens : Avec l’embauche de 2 chômeurs, c’est un autre qui retrouve un emploi sous trois mois.

www.danielmoinier.com


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Daniel Moinier

Daniel Moinier a travaillé 11 années chez Pechiney International, 16 années en recrutement chez BIS en France et Belgique, puis 28 ans comme chasseur de têtes, dont 17 années à son compte, au sein de son Cabinet D.M.C.

Il est aussi l'auteur de six ouvrages, dont "En finir avec ce chômage", "La Crise, une Chance pour la Croissance et le Pouvoir d'achat", "L'Europe et surtout la France, malades de leurs "Vieux"". Et le dernier “Pourquoi la France est en déficit depuis 1975, Analyse-Solutions” chez Edilivre.