Les dépenses de l'État pour les immigrés sont presque nulles selon l'OCDE

1,02 %
En France, la contribution budgétaire des immigrés est excédentaire de
1,02% du PIB.

Selon l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), « la contribution des immigrés sous la forme d'impôts et de cotisations est supérieure aux dépenses que les pays consacrent à leur protection sociale, leur santé et leur éducation ».

En France le coût de l’immigration est plus bas que la moyenne

Jeudi 28 octobre 2021, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a publié un rapport dans lequel l’organisation étudiait l’impact budgétaire de l’immigration sur les États. Dans la plupart des pays, la moyenne entre les contributions versées aux États accueillants par les immigrés et les dépenses publiques des États fait que les coûts s’équilibrent. Selon l’OCDE, dans la plupart des pays, l’argent rapporté par les immigrés est même supérieur aux dépenses effectuées pour leur protection sociale, leur santé, ou encore pour leur éducation.

Sur l’ensemble des pays, la moyenne de la contribution budgétaire des personnes nées à l’étranger est excédentaire de 1,56% du PIB. En France, cet excédent est de 1,02% du PIB. Pour le chef de la division Migration de l’OCDE, Christophe Dumont, le coût que peut représenter l’immigration en France en termes de dépenses sociales est une question qui ne devrait pas « obséder » les Français, « car quand on fait le compte, on observe que la contribution est positive ».

Une contribution négative si on tient compte de la dette publique et du budget défense

Concernant toute la population et pas seulement les immigrés, si le remboursement de la dette publique et le budget de la défense sont pris en compte lors du calcul, la contribution des immigrés devient négative pour l’ensemble des 25 pays étudiés par l’OCDE (-0,16% de moyenne). En France, la contribution des immigrés est alors de -0,85%. Selon Ana Damas de Matos, auteure de cette étude et économiste, « si on compte tout ce que l'État dépense sur les migrants, de la santé à l'éclairage public, en passant par la police et les allocations, et ce qu'ils contribuent, on va toujours trouver un écart de contribution budgétaire nette entre -1 et +1% du PIB ».

Pour Louis Ragot, professeur d’économie à Paris-Nanterre, « individuellement, les migrants sont plus au chômage, perçoivent plus d'allocations, c'est vrai. C'est le raccourci qui est souvent mis en avant pour dire qu'ils coûtent très cher à la France ». « Sauf que ce résultat individuel est compensé par une structure d'âge, avec des immigrés qui sont souvent dans la population active et qui donc cotisent beaucoup », explique-t-il.


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