Corée du Sud, Chine et Japon : les champions des dépenses R&D

4,29 %
La Corée du Sud a dépensé 4,26 % de son PIB en Recherche et
Développement.

La Corée et Israël investissent bien davantage, en pourcentage du PIB, dans la recherche-développement que les autres économies avancées, où parfois les investissements publics faiblissent, tandis que la Chine conforte son avance sur l’Europe, avec des dépenses de R-D en 2014 pour la première fois supérieures en valeur absolue, selon les nouveaux chiffres de l’OCDE.

Les données relatives aux dépenses intérieures brutes de R-D (DIRD) de 41 économies en 2014 – les Membres de l’OCDE, auxquels s’ajoutent l’Afrique du Sud, l’Argentine, la Chine, la Fédération de Russie, la Roumanie, Singapour et le Taipei chinois – montrent que la Corée a consacré 4.29 % de son PIB à la R-D, suivie par Israël (4.11 %). Avec 3.58 %, le Japon arrive en troisième position.

La Chine a investi 2.05 % de son PIB dans la R-D, dépassant ainsi l’objectif de 2 % fixé dans son plan économique 2006-10. Les dépenses de l’UE-28 représentent en moyenne 1.94 % du PIB, bien en-deçà de l’objectif de la zone de consacrer 3 % du PIB à la R-D d’ici 2020.

Pour donner une indication des dernières tendances, les données budgétaires provisoires pour 2015 dans 19 pays montrent, à nouveau, un ralentissement des dépenses publiques de R-D dans les économies avancées, après une brève stabilisation en 2014. Les chiffres ne tiennent pas compte des coûts (hors budget) des incitations fiscales qui peuvent exister en faveur de la R-D des entreprises et qui ont augmenté en volume dans un certain nombre de pays, mais pas toujours suffisamment pour compenser les réductions budgétaires. Dans les deux tiers des pays pour lesquels on dispose de données pour 2015, les crédits publics en faveur de la R-D ont diminué en termes réels. Le montant total estimé pour la zone a baissé de 1.3 %.

Intensité de R-D : Dépenses intérieures brutes de R-D en pourcentage du PIB, 2000-2014

Source: OCDE, Base de données des principaux indicateurs de la science et de la technologie, www.oecd.org/fr/sti/pist.htm, janvier 2016

En Chine, la part des dépenses de R-D dans le PIB a cru régulièrement depuis 1995, où elle s’élevait à 0.57 %. Elle a dépassé celle du Royaume-Uni en 2011, puis de l’UE en 2012. Pour ce qui est de l’UE, les dépenses de R-D n’ont connu qu’une progression modérée par rapport à 1995 (elles représentaient alors 1.60 % du PIB). L’augmentation de 9 % enregistrée en Chine en 2014 correspond à son taux de croissance, en termes réels, le plus faible depuis 1996.

En 2014, les pays de l’OCDE ont consacré en moyenne 2.37 % de leur PIB aux dépenses de R-D, un chiffre stable par rapport à 2013. Les dépenses annuelles de la zone OCDE ont progressé de 2.1 % en termes réels en 2014, contre 2.8 % en 2013. Cette croissance est avant tout tirée par les dépenses de R-D des entreprises, en hausse de 2.8 %, contre seulement 1 % pour celles des institutions publiques ; les dépenses dans le secteur de l’enseignement supérieur sont quant à elles en recul de 0.2 %.

Selon les données les plus récentes disponibles pour les États-Unis, les dépenses de R-D représentaient 2.74 % du PIB en 2013.

En volume (aux prix courants), les dépenses de R-D de la Chine en 2014 équivalaient à 80 % du niveau enregistré aux États-Unis en 2013 et à 102 % des dépenses totales de l’UE. Le nombre de brevets déposés par des inventeurs chinois a continué de progresser ; désormais seuls les États-Unis et le Japon devancent la Chine en nombre de dépôts.

Une visualisation de données (en anglais seulement) est disponible à l’adresse :  www.compareyourcountry.org/science-and-technologySélectionner le pays de votre choix en cliquant sur le bouton « +partager » et intégrer cette application sur votre site Internet.
 


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OCDE

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, en anglais Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD) est une organisation internationale d'études économiques, dont les pays membres - des pays développés pour la plupart - ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d'assemblée consultative.

L'OCDE a succédé à l'Organisation européenne de coopération économique (OECE) issue du Plan Marshall et de la Conférence des Seize (Conférence de coopération économique européenne) et qui a existé de 1948 à 1960. Son but était l'établissement d'une organisation permanente chargée en premier lieu d'assurer la mise en oeuvre d'un programme de relèvement commun (le plan Marshall), et, en particulier, d'en superviser la répartition.

En 2010, l'OCDE compte 34 pays membres, regroupe plusieurs centaines d,experts dans ses centres de recherche à Paris (le siège est au Château de la Muette) et publie fréquemment des études économiques, analyses, prévisions et recommandations de politique économique et des statistiques, principalement concernant ses pays membres.