Dette américaine : escalier pour l'enfer

2.000
Les autorités US ont augmenté leur dette au rythme de plus de 2.000
milliards de dollards par an.

C’est l’explosion de la dette américaine – alors que l’économie est censée être en plein boom. Que se passera-t-il lorsqu’un ralentissement se matérialisera ?

M. Trump a déjà posé le pied sur ce que nous pensons être la prochaine marche de l’escalier sombre et humide menant aux enfers. Il a augmenté les dépenses fédérales de 185 milliards de dollars par an. C’est quatre fois plus que les Clinton et deux fois plus qu’Obama.

L’argent est allé droit dans le marigot – et plus particulièrement les terres inondables de Virginie du nord appartenant au complexe militaro-industriel.

Parallèlement, la combinaison entre augmentation des dépenses et réductions des impôts a causé une explosion de la dette US. Au troisième trimestre de cette année, par exemple, les autorités US ont augmenté leur dette au rythme de plus de 2.000 milliards de dollards par an.

Empêcheurs de tourner en rond

Tout cela se produit dans les dernières phases d’un boom – c’est-à-dire pile au moment où ce n’est pas censé se produire.

À la Chronique Agora, nous préférerions n’avoir rien à faire avec le keynésianisme et ses empêcheurs de tourner en rond. Mais quitte à essayer de compenser un cycle économique, autant essayer de le faire correctement – en augmentant les dépenses lors d’un ralentissement… pour ensuite les réduire pendant un boom.

L’équipe Trump a fait les choses à l’envers. Elle a réduit les impôts et augmenté les dépenses alors que tout allait bien. Ce qui fait naître une question : que fera-t-elle quand les choses n’iront plus si bien ?

C’est ce que nous allons découvrir. Et là, cher lecteur, il y a une minuscule part de l’avenir où nous pensons voir ce qui va se produire.

Imaginez que la prochaine crise se produit… alors que les cours boursiers ont été divisés par deux et que le chômage US est en route vers les 10%.

Imaginez des milliers de milliards de dollars de défauts sur les obligations d’entreprises, assortis d’une ruée vers les bons d’aide alimentaire et les allocations chômage.

Imaginez tous ces yeux solitaires se tournant vers la Maison Blanche : « Aidez-nous… guérissez-nous… ».

Ensuite, imaginez ce que fera l’équipe Trump (ou l’équipe Warren). Suivront-ils les pas de l’équipe Harding qui, durant la crise de 1920-1921, avait augmenté les taux d’intérêt et réduit les dépenses ?

(Le ralentissement prenait fin 18 mois plus tard.)

Illusions modernes

Oh, cher lecteur, arrêtez… cette pensée est si bizarre, si déconnectée des illusions modernes… si vertigineusement évidente, correcte et vraie… que cela déclenche nos coupe-circuits… les lumières clignotent…

Aucun candidat – républicain ou démocrate – ne propose de revenir à une devise honnête, des signaux de prix fixés par le marché et des budgets équilibrés. Ces souvenirs d’un pays plus jeune (quand l’Amérique était vraiment grande) ont depuis longtemps été abandonnés.

À présent, nous avons un président qui pense savoir mieux que le marché où les taux d’intérêt devraient être…

… Et une candidate du côté démocrate qui pense que l’économie tout entière peut être mobilisée pour corriger les injustices de ce monde – telles qu’elle les perçoit.

Annuler la dette étudiante, taxer les riches, augmenter les allocations, mettre en place des soins de santé gratuits, un Green New Deal de 2.000 milliards de dollars et ainsi de suite – et ce n’est qu’un début.

Certains disent de Mme Warren qu’elle ne peut pas être élue. Mais on disait la même chose de M. Trump. Dommage qu’ils se soient trompés sur les deux.

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