Dette publique : 97,1 % du PIB en 2019 ?

96 %
La dette publique de la France sera supérieure à 96 % en 2017.

Ce n’est clairement pas une priorité à court terme d’Emmanuel Macron et de ses équipes : la baisse de la dette publique française. Après avoir dévoilé le projet de Loi des Finances 2018, qui apportera plusieurs changements dont l’augmentation de la fiscalité du Diesel ou encore les réformes prévues par le gouvernement comme sur l’ISF, voilà qu’on sait que la dette publique de la France va tout simplement augmenter.

La dette frôlera les 100 % du PIB

C’est la crainte de nombreux économistes mais elle ne s’est pas encore réalisée : la dette publique de la France n’atteindra pas les 100 % du PIB, c’est-à-dire qu’elle ne sera pas égale à une année entière de création de richesses de l’Hexagone. Mais elle s’y rapproche dangereusement de plus en plus.

En 2017 elle devrait être comprise entre 96 % et 97 % du PIB et la situation ne va pas s’améliorer en 2018 où elle devrait être du même » ordre de grandeur selon les prévisions de Bercy publiées le 27 septembre 2017.

2019 sera une année noire, en théorie : la dette de la France va encore augmenter pour atteindre le record de 97,1 % du PIB. Après ça, elle devrait commencer à baisser.

Entre 2020 et 2022 la dette publique passera, toujours selon les prévisions du Ministère de l’Economie, de 96,1 % à 91,4 %. Si aucun événement imprévu ne vient frapper la France d’ici-là.

Un risque d’augmentation des taux d’intérêts ?

Le début de la réduction de la dette de la France surviendra donc en 2020. Si tout reste conforme aux prévisions de Bercy et de l’Agence France Trésor (AFT) qui émet les obligations de l’Hexagone. Les prévisions ont été basées sur un maintien de taux d’intérêts faibles : 0,9 % en 2017 puis 1,5 % en 2018, à dix ans.

Mais le risque d’une augmentation imprévue et forte des taux courts, qui devraient remonter, n’est pas nul. Si tel était le cas, la dette pourrait coûter à la France quelques milliards d’euros de plus dès 2018.

Un scénario critique mais peu plausible selon la BCE.


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Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

 

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