DieselGate : 4,3 milliards d'amende de plus pour Volkswagen ?

1,6 MILLIARD €
A la suite du DieselGate Volkswagen a encaissé une perte nette de 1,6
milliards d'euros en 2015.

La firme allemande à l’origine du DieselGate, Volkswagen, ne cesse de sortir le carnet de chèques pour l’administration américaine alors qu’elle attend toujours de savoir combien elle devra payer dans d’autres pays. Après avoir soldé les plaintes au civil pour 16 milliards de dollars, voilà qu’un nouvel accord pourrait faire grimper la facture au-delà des 20 milliards de dollars.

Un accord entre Volkswagen et la justice américaine pour éviter les plaintes pénales

Samedi 7 janvier 2017 la justice a rattrapé un des dirigeants américains de Volkswagen, Eric Schmidt, à la tête du département conformité du groupe pour l’Amérique du Nord : il a été inculpé pour avoir manipulé les tests des émissions de gaz polluants des moteurs du groupe, manipulation réalisée avec l’aide d’un logiciel truqueur. Une accusation grave qui a précipité, semble-t-il, les choses entre Volkswagen et la justice américaine.

Une plainte au pénal, et une possible inculpation, Volkswagen ayant avoué publiquement sa faute, auraient pu mener certains dirigeants directement derrière les barreaux et le peuvent encore. Mais Volkswagen semble vouloir mettre un terme à toutes ces enquêtes (ou au plus grand nombre possible) et, surtout, à la mauvaise publicité que lui font les unes des journaux du monde entier dès lors qu’un cadre est inquiété par la justice ou qu’un nouvel élément de l’affaire est rendu publique.

4,3 milliards de dollars : le nouveau paiement proposé par Volkswagen

Mercredi 11 janvier 2017, selon la presse allemande, Volkswagen va voter un nouvel accord entre le groupe et la justice américaine. La firme de Wolfburg s’engage à payer, dans le cadre des plaintes au pénal, la somme de 4,3 milliards de dollars qui viendrait alors s’ajouter aux 16 milliards déjà payés au civil faisant dépasser à l’affaire le seuil symbolique d’un coût de 20 milliards de dollars d’amendes.

Volkswagen devrait également et publiquement plaider coupable dans le DieselGate, chose que le groupe a déjà fait en conférence de presse mais pas auprès de la justice elle-même. Ainsi faisant, si les autorités américaines valident l’accord, toutes les charges pourraient être abandonnées laissant une page vierge au groupe pour se relancer.


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