Additifs alimentaires : l'E171 bientôt banni en Europe

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Le 8 octobre 2020, les eurodéputés s'étaient opposés, à 443 voix
contre 118, à la proposition de la Commission européenne d'autoriser
l'additif E171.

Le dioxyde de titane (E171), utilisé comme colorant dans de nombreux produits alimentaires, sera banni dans l’ensemble de l’Union européenne en 2022.

L’additif E171 fera sa disparition des produits alimentaires courant 2022

L’interdiction de l’additif alimentaire E171 (dioxyde de titane) est désormais une certitude. Utilisé dans des confiseries, chewing-gums, pâtisseries, soupes et plats cuisinés pour ses propriétés colorantes et opacifiantes sous forme de poudre, le dioxyde de titane était déjà interdit en France depuis le 1er janvier 2020, par principe de précaution. Courant 2022, il sera également banni ailleurs dans l’Union européenne.

Le 8 octobre 2021, les États membres de l’Union européenne ont en effet approuvé l'interdiction du dioxyde de titane dans l'alimentation dans toute l'Union européenne. De nouveaux aliments contenant l’additif E171 ne pourront pas être produits dès le 1er janvier 2022, et les industriels devront écouler les stocks des denrées déjà produites au cours d’une période transitoire de six mois.

Dioxyde de titane : sa génotoxicité n’est pas exclue

Cette décision a été votée en Comité permanent des denrées alimentaires (CPVADAAA) sur proposition de la Commission européenne, après que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) concluant avait émis, en mai 2021, un avis demandant l’interdiction de l’E171 car celui-ci « ne peut plus être considéré comme sûr en tant qu’additif alimentaire ». « Nous n'avons pas pu exclure les problèmes de génotoxicité qui pourraient survenir suite à la consommation de particules de dioxyde de titane. Après une ingestion orale, l'absorption des particules de dioxyde de titane est faible, mais elles sont susceptibles de s'accumuler dans l'organisme », expliquait alors Maged Younes, président du groupe scientifique de l’EFSA sur les additifs alimentaires et les arômes (groupe FAF).

Karine Jacquemart, la directrice de l’ONG Foodwatch France, a pour sa part tenu à déclarer : « Deux ans après la suspension du dioxyde de titane en France et cinq ans après un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) qui alertait sur ses risques, les États membres et la Commission européenne ont en effet enfin décidé de protéger tous les citoyens européens de cet additif controversé en donnant le feu vert pour l’interdire dans l’alimentation ».


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