Politique économique : Mario Draghi s'aligne sur Montebourg et donne tort à Valls

4 %
Le taux de chômage de la zone euro est encore 4% au-dessus du niveau
de 2008. Aux Etats-Unis il a baissé à des niveaux d'avant-crise.

Que personne ne s'y trompe : le débat austérité / relance a été définitivement tranché. Et démission ou pas, c'est bien la ligne (claironnée en France par) Montebourg qui s'impose au détriment de la ligne Merkel (aka Valls).


Après la communauté des Prix Nobel d'Economie, le FMI, c'est le New York Times (pas exactement l'organe officiel du Front de Gauche) qui fustigeait récemment l'obstination des dirigeants européens à poursuivre, "malgré toutes les preuves qu'ils sont dans le faux", des politiques "erronées", focalisées sur la réduction des déficits, et dont la conséquence est d'empêcher la reprise.

Mais le plus significatif reste le discours de Draghi à la réunion des banquiers centraux (Jackson Hole, vendredi dernier). Le patron de la BCE (peu suspect d'intégrisme keynésien) a scotché tout le monde en prenant acte du marasme dans lequel la Zone Euro est engluée, de l'inefficacité des mesures prises (baisses des taux) et en appelant à des "politiques budgétaires (jouant) un plus grand rôle aux côtés de la politique monétaire". En clair : si on ne lâche pas la bride à la dépense publique (par exemple en baissant les impôts), l'économie ne repartira jamais. Du Nono dans le texte !

Le chiffre qui fait mal (présenté par Draghi à Jackson Hole) : le taux de chômage US est pratiquement revenu à son niveau de 2008 (pré-crise). Celui de la Zone Euro est supérieur de plus de 4 points de pourcentages à ce qu'il était il y a six ans.

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